Depuis la Nouvelle-Calédonie où il est en déplacement ce jeudi, le président de la République a assuré qu'un vote des Calédoniens sur un accord global était son "objectif".
Emmanuel Macron a promis de ne pas passer "en force" sur la réforme du corps électoral et de faire un point d'étape "d'ici un mois" sur l'avenir institutionnel de l'archipel.

"L'objectif est bien d'un référendum à l'échelle de la Nouvelle-Calédonie", a assuré le président de la République ce jeudi depuis l'archipel. Emmanuel Macron a déclaré, lors d'un point presse entouré du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et de la ministre des outre-mer Marie Guévenoux qu'il souhaitait un vote des Calédoniens en cas d'accord politique global sur le statut institutionnel de l'île. Ce référendum "sera à définir dans le cadre de la réforme constitutionnelle pour pouvoir s'organiser dans les bons termes et avec les bons quorums", a-t-il précisé.

Interrogé sur son calendrier, le chef de l'Etat a indiqué : "Mon souhait est que nous ayons un accord global et que nous puissions constater d'ici un mois que les violences ont cessé et que l'accord avance." Alors qu'il avait appelé indépendantistes et loyalistes à trouver un accord global sans quoi il convoquerait le Congrès à Versailles avant la fin du mois de juin, Emmanuel Macron a précisé que cela dépendrait "des trois étapes qui précèdent : la levée des barrages, la levée de l'état d'urgence et la reprise des négociations"

Mais il a promis de ne pas passer "en force" sur la réforme du corps électoral à l'origine de violentes émeutes en Nouvelle-Calédonie et a dit donner "quelques semaines" supplémentaires aux parties pour négocier, avant de faire un point d'étape "d'ici un mois" sur l'avenir institutionnel de l'archipel.


J.F.

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