Le président de la République s'est dit prêt à soumettre au référendum la réforme du corps électoral en Nouvelle-Calédonie.
Il a toutefois rappelé son souhait principal : que les élus calédoniens s'entendent sur un accord global.

Après une visite de 17 heures en Nouvelle-Calédonie, c'est dans l'avion du retour vers Paris qu'Emmanuel Macron s'est dit prêt à soumettre au référendum national la réforme contestée du corps électoral, notamment si les élus locaux échouaient à s'accorder entre eux sur le sujet, dans un entretien au Parisien paru ce samedi 25 mai. 

"Je peux aller à tout moment au référendum" sur cette réforme déjà adoptée par le Sénat puis l'Assemblée, a fait valoir le chef de l'État, rappelant toutefois que sa volonté initiale est que les élus calédoniens s'entendent sur "un accord global qui viendrait enrichir le texte déjà voté par le Parlement".

"Il n'y a pas que le Congrès"

Sans un accord global des élus de l'île, le président de la République a fait savoir dans les colonnes du Parisien qu'il n'y avait "pas que le Congrès" pour rendre définitif le dégel du corps électoral, c'est-à-dire son élargissement aux personnes établies dans l'archipel depuis au moins 10 ans pour les élections provinciales. Il y a donc le référendum, aussi, "puisqu'il y a un vote conforme des deux assemblées", a-t-il souligné.

De son côté, le FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste) réclame toujours le retrait de la révision constitutionnelle du corps électoral, laquelle risque selon eux de minoriser encore plus les voix du peuple Kanak, et que le gouvernement projetait encore récemment de faire voter en Congrès à Versailles au mois de juin.


N.K avec AFP

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