Nouvelle motion de censure LFI rejetée à l'Assemblée, le budget adopté en nouvelle lecture

A. Lo. avec AFP
Publié le 14 décembre 2022 à 8h00

Source : TF1 Info

L'Assemblée nationale a de nouveau rejeté, mardi soir, une motion de censure LFI contre le gouvernement.
Celle-ci était motivée par l'utilisation pour la neuvième fois du 49.3 par la Première ministre lors des débats autour du projet de budget 2023.
Suite au rejet, le projet est adopté en nouvelle lecture.

Le scénario qui rythme les débats parlementaires depuis le début de l'automne s'est à nouveau répété à l'Assemblée nationale. Après l'utilisation d'un neuvième 49.3 par la Première ministre Elisabeth Borne lors des discussions autour du projet de budget 2023, la France insoumise avait annoncé le dépôt d'une motion de censure. Mardi 13 décembre au soir, celle-ci a été rejetée, comme toutes les autres précédemment déposées.

Le texte définitif prévu pour la semaine prochaine

Elle n'a effectivement recueilli que 102 soutiens, loin de la majorité absolue de 289 voix nécessaire pour faire tomber le gouvernement. Par conséquent, cela vaut adoption en nouvelle lecture du projet de budget 2023. Après un dernier passage du projet au Sénat, un dixième 49.3 devrait être actionné à l'Assemblée au cours de la semaine, pour enfin venir à bout de l'examen de ce projet de loi de finances.

Si le dénouement de la soirée était donc prévisible, cela n'a pas empêché des échanges encore musclés dans l'hémicycle. Elisabeth Borne a ainsi reproché aux Insoumis leur opposition "systématique" et leur "outrance". La Première ministre a cité l'écrivain Raymond Queneau, "qui a écrit 99 fois la même histoire, de 99 manières différentes, dans ses Exercices de style", ainsi que le film The Truman Show, car "vous vous heurtez aux murs peints de votre monde imaginaire", a-t-elle dit aux LFI.

La cheffe du gouvernement a défendu entre autres mesures "la prime de 100 euros pour aider les travailleurs modestes face à la hausse des prix du carburant". Auparavant, la LFI Charlotte Leduc avait lancé les hostilités contre l'exécutif, fustigeant le "refus de taxer les superprofits" et le "mépris des institutions démocratiques" avec ce recours répété au 49.3

"Vous ne cessez de piétiner les oppositions", a accusé l'Insoumise, en mentionnant l'amendement de dernière minute introduit par le gouvernement via le 49.3 pour faire "payer" aux salariés "une partie de leur compte personnel de formation". "Ni l'Assemblée, ni le Sénat, ni même les commissions des Finances n'ont pu débattre de cette proposition. Ça grince jusque dans vos rangs", a-t-elle souligné. Cette mesure a effectivement provoqué du remous lors de la réunion du groupe Renaissance mardi matin, et a suscité l'ire des syndicats.


A. Lo. avec AFP

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