La Nupes, l'alliance de gauche à l'Assemblée nationale

Fabien Roussel prend de nouveau ses distances avec Jean-Luc Mélenchon

Justine Faure
Publié le 11 juillet 2022 à 13h01
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

Dans deux interviews datées de ce lundi 11 juillet, le député communiste réaffirme son indépendance vis-à-vis de La France insoumise et de son leader Jean-Luc Mélenchon.
"Ce n’est pas parce que Mélenchon a fait 22% et moi 2,3% que ça veut dire que ses idées l’ont emporté", déclare le député du Nord, qui réaffirme que les propos de l'insoumis sur la police avaient "heurté".

Les anicroches entre Fabien Roussel (PCF) et Jean-Luc Mélenchon (LFI) ne sont pas nouvelles. Et union de la gauche ou non, elles ne semblent pas prêtes de s'arrêter. Le leader communiste ne manque jamais une occasion de marquer ses différences avec le chef de file de l'alliance de gauche Nupes. Dans une interview publiée ce lundi dans Libération et dans la matinale de BFMTV, le député du Nord n'y va pas de main morte pour rappeler que tous les alliés ne partagent pas les positions des insoumis et de Jean-Luc Mélenchon.

Ce n’est pas parce que Mélenchon a fait 22% et moi 2,3% que ça veut dire que ses idées l’ont emporté."

Fabien Roussel

Tout d'abord, l'ancien candidat à l'élection présidentielle n'approuve pas toutes les méthodes des Insoumis pour marquer leur opposition au gouvernement, même s'il votera la motion de censure déposée par la Nupes et discutée ce lundi à l'Assemblée nationale. "Nous sommes, nous, très respectueux du débat parlementaire. Je n’ai pas envie d’être dans l’excès, l’outrance, la caricature. (…) Nous ne sommes pas dans une opposition systématique de blocage", a-t-il déclaré dans Libération, désapprouvant notamment la mise en scène de l'enterrement du front républicain organisée par LFI la semaine dernière devant le palais Bourbon. 

Fabien Roussel a également réexprimé son désaccord avec les propos de Jean-Luc Mélenchon sur la police. "J’ai dit que la phrase de Jean-Luc Mélenchon sur la police avait heurté et que je ne la partageais pas", explique-t-il dans Libération. Ce lundi matin sur BFMTV, il a dénoncé "des propos qui ont pu heurter les Français". "Quand Jean-Luc Mélenchon a dit ‘la police tue’, je l’ai dit pendant ma campagne, ces propos sont inacceptables et je ne les partage pas du tout."

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Aussi, le leader communiste a toujours dénoncé l'hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur l'alliance de gauche. Il le réaffirme ce lundi : "Ce n’est pas parce que Mélenchon a fait 22% et moi 2,3% que ça veut dire que ses idées l’ont emporté. Avec la Nupes, on a un socle à partir duquel on doit construire pour que la gauche gagne et gouverne", "je veux regarder en avant, sans hégémonisme de qui que ce soit", a-t-il déclaré dans Libération"Je veux entendre ce que les Français attendent de nous, à l’Assemblée ou sur l’union de la gauche. Dans ma circonscription, on m’a souvent dit ‘vous n’allez pas vous marier avec Vladimir Mélenchon’ mais ça, c’est chez moi, et chez moi ce n’est pas la France", ajoute celui qui a bien tenu à préciser, sur BFMTV, qu'il était député communiste et non Nupes. 


Justine Faure

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