Un journaliste néerlandais a récupéré vendredi, après cinq ans de procédure judiciaire, les notes de frais d'Anne Hidalgo en 2017.
Il avait demandé ces documents en 2018 pour expliquer "combien la campagne pour les JO a coûté au contribuable".

"L'enquête continue". Stefan de Vries, un journaliste néerlandais, a savouré sa victoire ce vendredi dans le combat qu'il mène concernant l'organisation des Jeux olympiques à Paris. Il a en effet obtenu les notes de frais qu'il réclamait à la maire de Paris Anne Hidalgo depuis 2017.

"J'ai enfin les notes de frais d'Anne Hidalgo et son cabinet pour l'année 2017. L'enquête continue", a indiqué sur Twitter Stefan de Vries, journaliste freelance installé entre Paris et Amsterdam. Reçu par la secrétaire générale adjointe de la Ville et Yves Charpenel, président de la commission de déontologie des élus parisiens, Stefan de Vries est reparti avec six dossiers correspondant aux frais de représentation, déplacement et restauration de l'élue socialiste et cinq de ses collaborateurs.

Le bras de fer entre le journaliste remonte à début 2018 : Stefan de Vries avait demandé ces documents à la mairie, en vain, pour tenter d'expliquer dans un article "combien la campagne pour les JO a coûté au contribuable", a-t-il expliqué à l'AFP. En 2017, Paris avait en effet été désignée ville-hôte des JO de 2024. Pour ce faire, Anne Hidalgo avait alors multiplié les déplacements dans le monde pour vanter la candidature parisienne.

En mars 2021, le tribunal administratif de Paris avait déjà accédé à la requête de Stefan de Vries, enjoignant à la Ville de Paris de lui communiquer ces documents. La Ville s'était alors pourvue devant le Conseil d'Etat pour faire annuler ce jugement. Si elle a obtenu gain de cause sur ce point, les Sages ont sur le fond donné raison au journaliste ce vendredi, estimant que "des notes de frais et reçus de déplacements ainsi que des notes de frais de restauration et reçus de frais de représentation d'élus locaux ou d'agents publics constituent des documents administratifs, communicables à toute personne qui en fait la demande".


T.G.

Tout
TF1 Info