Jeudi, la mairie de Paris a annoncé que les Parisiens possédant un SUV électrique ou hybride devraient finalement payer à partir d'octobre un tarif résidentiel de stationnement.
Une disposition non prévue lors du projet de la mairie soumis à une votation en février.
Face au tollé engendré, la Ville a rétropédalé, et le stationnement sera gratuit pour eux.

Il n'a fallu que quelques heures pour qu'elle change son fusil d'épaule. Vendredi 17 mai, la mairie de Paris, dirigée par Anne Hidalgo, est revenue sur l'instauration d'un stationnement payant pour les Parisiens possédant une grosse voiture électrique ou hybride, une disposition non prévue dans son projet entériné par la votation anti-SUV début février.

"La mairie de Paris, profondément attachée au sens du vote exprimé par les Parisiens, a entendu la bonne foi de ces propriétaires de véhicules et annonce le maintien de la gratuité de leur stationnement résidentiel", indique-t-elle dans un communiqué.

"Un nouveau statut résidentiel gratuit pour ces véhicules sera ainsi proposé au vote des élus parisiens lors du prochain Conseil de Paris", annonce la municipalité.

"Triplement des redevances"

Dans sa version initiale, la délibération instaurant le triplement des redevances de stationnement pour les véhicules visiteurs dits lourds (voitures thermiques et hybrides de plus de 1,6 tonne et électriques de plus de 2 tonnes) instituait aussi l'application du tarif du stationnement résidentiel - autrement moins onéreux - pour les propriétaires parisiens d'une voiture électrique de plus de 2 tonnes ou hybride de plus de 1,6 tonne.

Or, le stationnement était jusqu'ici gratuit pour les résidents aux voitures à basse émission, classés dans le projet soumis à la votation parmi les catégories "non concernées" par ces mesures anti-SUV.

"La délibération proposée est pleinement conforme aux termes de la votation citoyenne du 4 février dernier : les résidents ne seront pas soumis au triplement des tarifs de stationnement", estime la mairie, qui évoque une "incompréhension".

1% du parc des propriétaires parisiens

Les catégories en question représentent 1% du parc des propriétaires parisiens, indique encore l'Hôtel de Ville. Soit 1150 propriétaires en tout, selon l'adjoint aux mobilités, David Belliard.

L'élu avait argué d'un "ajustement en fonction du débat" lors duquel il avait été reproché à Mme Hidalgo de vouloir faire payer les banlieusards, mais pas les Parisiens.

Un changement fustigé par l'opposante MoDem Maud Gatel, pour qui "la démocratie participative" a été "instrumentalisée" lors de la votation.


A.S

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