Catholiques agressés à Paris lors d'une procession : que s'est-il passé ?

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Publié le 31 mai 2021 à 9h12, mis à jour le 31 mai 2021 à 12h47
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Source : TF1 Info

VIOLENCES - Quelque trois cents catholiques ont été pris à partie, notamment par des militants antifas, lors d'une procession en mémoire de victimes de La Commune, samedi 29 mai à Paris.

Ils étaient venus commémorer les ecclésiastes morts il y a 150 ans lors de l'épisode de la Commune de Paris. Ils ont finalement dû se réfugier dans une église attenante. Samedi 29 mai, quelque trois cents catholiques ont été chahutés et agressés lors d'une procession.  

Le rassemblement, qui devait s'étaler sur 4km jusqu'à la paroisse Notre-Dame des Otages, dans l'est de Paris, a d'abord été pris à partie et sifflé par des passants, puis par des manifestants de gauche, qui défilaient eux en hommage aux Communards avec des drapeaux rouges, comme le rapportent des témoins interrogés par Le Figaro. "Tout le monde déteste les Versaillais ! À mort les fachos !", ont lancé certains à l'adresse du défilé catholique. 

Quelques centaines de mètres plus loin, un groupe d'une vingtaine d'individus décrits comme des jeunes cagoulés s'y sont mis à leur tour, cette fois avec l'envie "d'en découdre", selon un organisateur, "c'était des antifas". Des bannières de manifestants catholiques ont été arrachées et plusieurs participants à la procession ont été frappés. L'un d'eux a été hospitalisé pour une blessure au crâne. Un certain nombre de fidèles se sont réfugiés dans l'église la plus proche, Notre-Dame de la Croix, jusqu'à ce que les renforts de police interviennent. 

"L'objectif (de la procession, ndlr) était purement religieux, il n'y avait aucune revendication politique dans notre démarche", a expliqué Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris, au Figaro. "Ce qui s’est passé est déplorable, a aussi réagi Karine Dalle, responsable communication du diocèse de Paris,  on ne s'attendait pas à une telle réaction, pour une procession purement religieuse". Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a quant à lui réagi sur Twitter dans la soirée dimanche estimant que "la liberté de culte doit pouvoir s'exercer en toute sérénité".

Dans toute une partie de la ville, la situation était tendue samedi. Une conférence sur l'histoire de la Commune donnée devant une librairie a été entourée et nassée par les forces de l'ordre à un autre endroit du parcours de la procession pour éviter que les deux groupes se croisent. 

Il y a quelques jours, la basilique de Montmartre, perçue pour certains comme une atteinte au souvenir des victimes de la Commune, avait fait l'objet d'une intrusion des partisans des Communards.


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