La commission du PS contre le harcèlement exclut du parti un maire accusé de viol, une première

par J.F avec AFP
Publié le 2 juin 2023 à 18h12
JT Perso
Comment désactiver votre Adblocker
  • Cliquez sur l'icône de votre Adblocker installé dans votre navigateur. En général elle se trouve dans le coin supérieur droit de votre écran. Si vous utilisez plusieurs adblockers, veillez à bien tous les désactiver pour pouvoir accéder à votre vidéo.
  • Suivez les instructions indiquées par votre Adblocker pour le désactiver. Vous devrez peut-être sélectionner une option dans un menu ou cliquer sur plusieurs boutons.
  • Lorsque votre Adblocker est désactivé, actualisez votre page web.
  • Remarque : Si vous utilisez le navigateur Firefox, assurez-vous de ne pas être en navigation privée.
adblock icone
Un bloqueur de publicité empêche la lecture.
Veuillez le désactiver et réactualiser la page pour démarrer la vidéo.

Source : Sujet TF1 Info

La commission de lutte contre le harcèlement et les discriminations du PS a définitivement exclu du parti un maire du Puy-de-Dôme accusé de viol sur mineur.
Le Parti socialiste a précisé qu'il s'agissait de la première décision en ce sens de la commission, installée au congrès de Villeurbanne en septembre 2021.

Le parti a précisé qu'il s'agissait d'une première depuis l'installation de la commission de lutte contre le harcèlement et les discriminations du Parti socialiste en septembre 2021. Cette dernière a décidé d'exclure du PS Anthony Palermo, un maire du Puy-de-Dôme accusé de viol sur mineur, a appris l'AFP ce vendredi de sources concordantes, confirmant une information de Mediapart. 

Chloé Darochas, une militante socialiste de l'Allier, avait déposé une plainte en 2020, classée sans suite depuis. Elle affirme avoir été contrainte à une relation sexuelle en 2017 avec Anthony Palermo, alors qu'elle était âgée de 16 ans, lui-même ayant 21 ans au moment des faits. L'accusé, élu en 2020 maire de Saint-Eloy-les-Mines (Puy-de-Dôme), "ne conteste pas avoir eu une relation sexuelle" avec la jeune femme mais "estime que celle-ci était consentie", souligne la commission dans sa décision rendue mi-avril et consultée par l'AFP.

Toutefois, "l'expertise psychiatrique diligentée dans le cadre de l'enquête pénale a permis d'établir que la parole de la victime ne pouvait pas être remise en cause dans son fondement", ajoute la commission. Dès lors, l'élu a "de par son comportement à l'égard" de la jeune femme "manqué à ses devoirs et obligations d'adhérent du Parti socialiste" dont il est "exclu définitivement".

Une seconde femme accuse Anthony Palermo de viol

Auprès de l'AFP, Anthony Palermo a indiqué avoir lui-même démissionné du parti le 2 janvier. "J'ai pris cette décision, car le PS m'avait informé qu'il devait m'entendre alors que la plainte avait été classée sans suite et je ne souhaitais pas mettre en porte-à-faux mes camarades du Puy-de-Dôme", a justifié celui qui n'entend pas démissionner de ses fonctions de maire.

"Depuis des millénaires, la parole des femmes est méprisée et les victimes subissent la double peine", a réagi le premier secrétaire du PS Olivier Faure sur Twitter, dénonçant un "milieu politique, essentiellement masculin, (qui) a trop longtemps fermé les yeux. Pour les socialistes, j'ai pris l'engagement de ne plus jamais les fermer".

Lire aussi

Depuis Chloé Darochas, une autre femme a porté plainte pour les mêmes faits commis en 2014. Cette dernière, qui souhaite rester anonyme, a précisé à l'AFP avoir porté plainte le 11 mai pour viol sur mineure alors qu'elle était âgée de 16 ans.


J.F avec AFP

Tout
TF1 Info