Les Français face à la pénurie de carburants

Carburants : François Hollande appelle les syndicats à "aller au dialogue social"

S.M
Publié le 17 octobre 2022 à 10h43
JT Perso

Source : L'Invité Politique

Si les syndicats ont "le droit" de faire grève, François Hollande les encourage à négocier.
Sur LCI, il estime que seul le dialogue social "permettra de nous sortir de la situation" de crise.
L'ex-président pense en outre que l'État a un rôle à jouer.

Comment sortir de la crise ? Alors que la grève est reconduite ce mardi dans cinq raffineries et dépôts de TotalEnergies, la France reste empêtrée dans la pénurie de carburants, qui touche près d'une station-service sur trois depuis plus d'une semaine. Une situation de "prise en otage des Français", a dénoncé, la semaine dernière, Geoffroy Roux de Bézieux, le patron du Medef, que François Hollande voit d'un autre œil. Invité sur le plateau de LCI, l'ex-chef de l'État a donné son avis sur la crise des carburants en cours.

"Il est toujours très périlleux d'opposer les Français entre eux", a réagi François Hollande. "Ce qui est vrai, c'est qu'il y a un principe de responsabilité : les syndicats qui ont signé un accord avec leur groupe ont pris leurs responsabilités", a-t-il noté. "Pour les autres, ceux qui n'ont pas signé, ils sont dans leur droit", a-t-il rappelé. "Mais ils doivent être conscients qu'un mouvement doit être organisé autour de la négociation, qu’il faut aller au dialogue social" a appelé François Hollande, regrettant que ce dialogue social, "qui permettra de nous sortir de cette situation", ne soit pas la "mesure habituelle en France".

"L'État peut assister les négociations"

À la veille de la grève interprofessionnelle pour "l’augmentation des salaires et la défense du droit de grève", le gouvernement craint une extension du mouvement, dans lequel il s'est déjà immiscé en annonçant les réquisitions de certains sites en grève. Si cette intervention étatique se justifie par une "menace à l'ordre public", a reconnu François Hollande, ces réquisitions restent "compliquées" dans le cadre d'un conflit dans un secteur privé, a-t-il encore noté.

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"Nous venons de vivre une inflation, qui va durer encore plusieurs mois", a rappelé François Hollande. "Il y a donc un décrochage qui se crée : les salaires sont perdants dans certains cas où les négociations dans le privé n'ont pas permis de faire suivre les salaires sur l'inflation", a-t-il expliqué. Dans cette situation, "la seule chose que peut faire l'État aujourd'hui, c'est d'assister les négociations", a-t-il estimé. Pour l'ex-chef de l'État, le gouvernement a son rôle à jouer : il "peut d'abord montrer l'exemple sur ses propres fonctionnaires". Et, dans la mesure où "nous sommes dans une période qui va durer", l'État peut en outre "mettre en place des mécanismes de négociations, par exemple deux fois par an".


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