Élections législatives : le camp présidentiel perd sa majorité absolue, poussée historique du RN

"Scandale", "véritable honte"... les propos de Jean-Luc Mélenchon sur la police ulcèrent la droite et la majorité

J.F
Publié le 7 juin 2022 à 15h18
JT Perso

Source : TF1 Info

Les propos de Jean-Luc Mélenchon sur la police qui "tue" n'en finissent plus de faire réagir.
Ce mardi, la Première ministre Elisabeth Borne a jugé "très choquant la façon qu'a Jean-Luc Mélenchon de s'en prendre systématiquement à la police".
À droite, ses adversaires dénoncent une attitude anti-flics et des "propos intolérables".

Jean-Luc Mélenchon a créé le débat, à cinq jours du premier tour des élections législatives. Rapidement après le contrôle au cours duquel un conducteur a été grièvement blessé et une passagère tuée par des tirs policiers samedi à Paris, le leader de La France insoumise a dénoncé "une police (qui) tue", coupable d'appliquer "la peine de mort pour un refus d'obtempérer" et exerçant "un abus de pouvoir inacceptable". "Le préfet approuve ? Le ministre félicite ? La honte, c'est quand ?", a-t-il ajouté, s'en prenant aussi au syndicat Alliance qui a pris la défense des fonctionnaires, qualifié de "groupe factieux"

Très vite, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a défendu la police, et la Première ministre Elisabeth Borne a jugé en milieu de journée "très choquant la façon qu'a Jean-Luc Mélenchon de s'en prendre systématiquement à la police avec des propos totalement outranciers". Pour le maire de Nice Christian Estrosi, ex-LR et aujourd'hui soutien d'Emmanuel Macron, "il faut mettre hors d'état de nuire les personnages qui s’expriment de cette manière à propos de la police", a-t-il dit sur BFMTV et RMC. Selon lui, "s’attaquer à la police, c'est nuire à la République, nuire à la démocratie. C’est nuire à des hommes et des femmes qui se sont engagés (…) pour apporter dans un grand service public (…) la protection dans un monde dangereux où les trafics, les incivilités, les menaces de tous ordres pèsent sur une grande partie de nos concitoyens"

Le Pen estime que Mélenchon est "toujours du côté des voyous"

Si même à gauche et parmi les membres de la Nupes certains ont pris leurs distances, c'est bien au sein de la majorité présidentielle et à droite que les condamnations ont été les plus fortes. Jean-Luc Mélenchon est "toujours du côté des voyous", "jamais des forces de l'ordre", a fustigé sur franceinfo l'ex-candidate RN à la présidentielle Marine Le Pen, en défendant une "présomption de légitime défense" pour la police. La députée du Pas-de-Calais a estimé que l’Insoumis "s’éloigne totalement des valeurs républicaines". "Quand on est un dirigeant politique du niveau de Mélenchon, dire 'la police tue', c’est une véritable honte." Retweetant Jean-Luc Mélenchon, Eric Zemmour a indiqué que si "Mélenchon veut que les policiers aient honte" lui veut "qu'ils soient fiers. Nos visions du monde sont incompatibles".

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À droite, le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a dénoncé "des propos intolérables", et réclamé ses "excuses aux policiers". "Que M. Mélenchon fasse son fonds de commerce de la critique permanente des policiers est un scandale", s'est exclamé le président LR des Hauts de France et ex-ministre Xavier Bertrand sur RTL. "Jamais de la vie" il ne doit être Premier ministre. 


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