#Prendsgarde : comment le PS a répondu aux candidats de droite sur les réseaux sociaux

Barbara Azaïs
Publié le 14 octobre 2016 à 13h28
#Prendsgarde : comment le PS a répondu aux candidats de droite sur les réseaux sociaux

Source : AFP

COMBAT DE COQS - Si les membres du gouvernement ne se sont pas prononcés à titre personnel sur les propositions faites par la droite et le centre lors du débat télévisé jeudi 13 octobre, le Parti socialiste a quand même mené une offensive avec le hashtag "#Prendsgarde".

Si les candidats à la primaire de droite et du centre ont monopolisé l’espace télévisuel jeudi 13 octobre au soir, les socialistes, eux, ont contre-attaqué sur les réseaux sociaux. Emploi, fiscalité, justice, aide sociale, retraite… le Parti socialiste a diffusé ses propres idées sous la coupe d’un hashtag digne d’un film hollywoodien : #Prendsgarde. 

Alors que les sept candidats veulent abroger le compte pénibilité par exemple, qui permet d’offrir une retraite anticipée aux travailleurs dont l’emploi présente des dangers pour la santé, le PS n’a pas manqué de le rappeler aux Français, par le biais d’une petite présentation Power Point colorée, sur fond du slogan "Prends garde à la droite". Face à la proposition de la droite de rétablir les peines plancher (ou peines minimales), le PS s’est empressé de précisé que cette loi, supprimée en 2014, avait "démontré son inefficacité".

La purge sociale comme programme commun

Jean-Christophe cambadélis

Concernant l’aide sociale unique encore, qui regrouperait "le RSA, les APL, les primes de logement et de rentrée scolaire", avec menace de suspension en cas de refus d’un emploi, le PS contre-attaque en dénonçant une "stigmatisation des plus défavorisés".  En outre, si ni François Hollande, ni ses ministres ont commenté le débat à titre personnel, le compte officiel du parti a fait son travail. En témoigne également la réaction de Jean-Christophe Cambadélis qui a qualifié le débat de "barbant" : "Les Français sont prévenus : la purge sociale comme programme commun". 

Invité sur RTL ce jeudi matin, le Premier secrétaire du PS a dénoncé "un programme commun, qui est une régression sociale sans précédent et un programme libéral qu'on n'a pas vu depuis 30 ans", et "les propositions sont datées et à contre-cycle économique". 

La porte-parole du PS et députée d'Amérique du Nord Corinne Narassiguin a estimé pour sa part que la droite était "toujours la même, ultralibérale et ultra sécuritaire", avant de rejoindre l'avis de Cambadélis : "Les candidats s'efforcent de montrer qu'ils ont des différences ce qui n'est pas le cas".

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