Présidence de LR : trois candidats sur le gril pour un unique débat télévisé

Présidence LR : que ce soit avec la majorité ou le RN, "s'allier, c'est se diluer", pour Gérard Larcher

TD
Publié le 4 décembre 2022 à 13h42
Présidence LR  : que ce soit avec la majorité ou le RN, "s'allier, c'est se diluer", pour Gérard Larcher

Source : THOMAS COEX / AFP

Le président LR du Sénat Gérard Larcher était l'invité du Grand Jury sur LCI ce dimanche.
Il partage avec les trois candidats à la présidence du parti un souhait commun : ne pas former d'alliances, que ce soit avec la majorité ou le RN.
Il liste au passage les divergences majeures entre sa famille politique et le parti de Marine Le Pen.

Alors que les militants LR sont invités à élire leur nouveau chef de file, le président du Sénat Gérard Larcher était l'invité ce dimanche du Grand Jury sur LCI. L'occasion pour lui de réaffirmer sa volonté de garantir l'indépendance du parti, dont le soutien fait l'objet de multiples convoitises.

"Nous sommes très différents du RN"

S'il a apporté son soutien à Bruno Retailleau, qu'il côtoie au quotidien au Sénat, Gérard Larcher se réjouit que les trois candidats (Eric Ciotti et Aurélien Pradié sont également en course) partagent une "même ligne" :  ils sont "tous trois" du même avis, et ne prônent "ni coalition avec la majorité, ni collusion avec le Rassemblement national", tranche l'ancien ministre.

Quand Nicolas Sarkozy plaide pour un rapprochement avec la majorité présidentielle, Gérard Larcher glisse qu'il ne "partage pas" ce choix. À ses yeux, "s'allier, c'est se diluer". Faut-il balayer dans le même temps toute forme de proximité avec le Rassemblement national ? "Nous sommes très différents", assure d'emblée le président du Sénat, qui écarte l'idée. Il liste d'ailleurs plusieurs "différences fondamentales" et s'explique : "Je ne vais pas utiliser l'argument habituel sur l'identité ou la souveraineté, parce que c'est vrai que sur ce point, nous avons de vraies divergences. Mais sur la question des finances publiques", ou bien encore "sur la gestion des réformes", les deux familles semblent difficiles à rassembler. Il cite par ailleurs les "retraites" ou "l'ouverture par rapport à l'Europe et au monde", parmi les sujets qui renvoient dos à dos LR et RN.

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Gérard Larcher esquisse enfin ce qui constitue, selon lui, un point de départ pour reconstruire LR. "Je pense que nous pesons", affirme-t-il, "nous avons une majorité sénatoriale, un groupe de 62 députés à l'assemblée", et une "présence dans les collectivités territoriales", avec "près de 50% des villes de plus de 9.000 habitants" sous la bannière des Républicains. S'appuyer sur cette implantation locale apparaît ainsi comme essentiel au président du Sénat, qui ne tarit au passage pas d'éloges sur Laurent Wauquiez, un "remarquable président de région" et "quelqu'un qui compte". De quoi en faire, sans doute, un candidat légitime pour représenter la droite en 2023.


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