Valérie Pécresse, candidate de la droite pour la présidentielle

Adhérents fictifs : Les Républicains contestent une "pseudo-enquête", Jacob saisit le procureur

Marius Bocquet
Publié le 23 février 2022 à 19h43
Adhérents fictifs : Les Républicains contestent une "pseudo-enquête", Jacob saisit le procureur

Source : Bertrand GUAY / AFP

Les Républicains contestent l'enquête de Libération et prétendent que leur congrès a été "en tout point exemplaire".
Le quotidien révèle ce mercredi la présence d'adhérents fictifs ou morts dans les rangs du parti LR.
Le parti LR dénonce une "pseudo enquête" et son président, Christian Jacob, a saisi le procureur de la République.

Mis en cause par Libération, Les Républicains se défendent. Ce mercredi 23 février, le quotidien révèle sur son site internet la présence d'adhérents fictifs ou morts dans les rangs du parti LR, ayant pu voter à la primaire qui a vu désigner Valérie Pécresse comme candidate. Le parti avait vu ses effectifs bondir d'environ 80.000 fin septembre 2021 à 148.862 le 17 novembre suivant. 

Dans un communiqué, Les Républicains affirment avoir "exigé le niveau de sécurité maximal auprès du prestataire chargé de la mise en œuvre des opérations électorales". Le parti rappelle les "conditions très strictes" qui étaient requises pour participer au scrutin : "être à jour de cotisation", "fournir deux moyens d’identification", "limitation à quatre adhésions avec le même moyen de paiement" et "vérification d’une corrélation entre les données bancaires et les données personnelles"

Une "confusion douteuse"

Selon le parti de Valérie Pécresse, "Libération opère une confusion douteuse entre un supposé "fichier adhérents" et la liste électorale du scrutin". S’agissant des adhérents annoncés comme "décédés" par Libération, "aucun d’entre eux n’a pu prendre part au vote, soit parce qu’ils étaient effectivement décédés, soit parce que leur numéro de portable n’était pas renseigné", se défend LR.  

Libération révèle par ailleurs qu'un chien, nommé Douglas, a pu participer au scrutin. "Plusieurs adhérents Les Républicains portent ce prénom. Celui cité par Libération résidant en Paca n’a pas pu prendre part au vote puisqu’il ne remplissait pas les critères demandés". Enfin, concernant les "téléphones prêtés" et les "adhésions réglées" à Mayotte mise en lumière par nos confrères, "l’ensemble des cas cités ont fait l’objet d’un contrôle et ont été exclus du corps électoral à l’issue de ce dernier pour non-respect des conditions demandées", indique le parti.

"Il n’y a rien d’illégal"

"Le Congrès des Républicains a été en tous points exemplaire", conclut le communiqué LR. "La méthode utilisée par Libération dans cette pseudo "enquête", enquête basée sur des approximations, des sous-entendus et des allégations infondées, vise clairement à délégitimer la candidate des Républicains à l’élection présidentielle." Le président du parti, Christian Jacob, a saisi le procureur de la République de Paris contre le journal, par la voix de son avocat. 

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Dans l'entourage de Valérie Pécresse, on refuse de remettre en cause la victoire de la candidate LR. "Le résultat est incontestable, il n’y a pas eu de levée de bouclier et il n’y a rien d’illégal", commente un proche d'Éric Ciotti. Damien Abad, le président du groupe LR à l'Assemblée nationale, s'est également exprimé sur RTL : "Vous pouvez avoir quelques incidents. Ce scrutin a été organisé de manière à ce qu'il soit sincère."


Marius Bocquet

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