ACCÉLÉRATION - A la traîne dans les sondages, peu audible et encore assez méconnue des Français, Anne Hidalgo espère donner un nouveau souffle et le vrai coup d'envoi de sa campagne, ce samedi à Lille.

Elle ne décolle pas dans les sondages, et sa candidature ne convainc pas tous les socialistes. Ce samedi à Lille, Anne Hidalgo espère inverser la tendance, lors d’un meeting que le Parti socialiste lui-même présente comme le véritable lancement de la campagne de sa candidate. Un millier de personnes sont attendues dans le fief de la mentor de l’édile parisienne Martine Aubry. 

L’occasion pour Anne Hidalgo d'affirmer son projet et sa candidature, quand le Premier secrétaire du PS Olivier Faure avait reconnu, le 18 octobre dernier sur LCI, qu’elle faisait un début de campagne "à bas bruit". "Elle avait fait le choix, dans un premier temps, d’aller à la rencontre des Français, sans pour autant exprimer de nouvelles propositions. Donc c’est vrai que les gens se sont dit : ‘Elle est candidate, mais qu’est-ce qu’elle a à dire’ ?", a-t-il ajouté. "Quand je parle d’Anne Hidalgo aux gens, ils la connaissent, ils savent qu’elle est maire de Paris, mais ça ne va pas plus loin", avait-il également reconnu. Pas vraiment encourageant.  

Ce samedi, la maire de Paris ne pourra pas non plus compter sur le soutien de l’ancien président de la République François Hollande. Mercredi sur France Inter, interrogé sur le début de campagne d'Anne Hidalgo, qu'il juge "toute de sang-froid, de détermination et de ténacité" dans son dernier livre, il avait répondu "il n'y a pas de début de campagne". L'ancien chef de l'État estime également que "la gauche fait comme si elle avait déjà perdu", mais reconnaît que la candidate est encore dans les clous niveau timing, que "c’est dans les semaines qui viennent qu’il y aura l’affirmation d’un projet"

"Une course de fond"

Interrogé il y a quelques jours par LCI sur ce début de campagne poussif, un membre de l’entourage de la candidate avait balayé toute inquiétude, arguant que la campagne était "une course de fond" et que la ligne d’arrivée était encore loin. Elle l'a répété ce mardi sur LCI : "une campagne présidentielle c’est relativement long", "c’est un temps d’accélération, ce n’est pas la Star Ac".

Alors pour convaincre, ce samedi, Anne Hidalgo défendra dans un discours d'environ une heure ses priorités (transition écologique, revalorisation des salaires, santé, éducation…), donnera sa vision du pays et parlera d’elle et de son parcours. Elle n'a pas vraiment le droit à l'erreur. 


La rédaction de TF1info

Tout
TF1 Info