Élection présidentielle 2022

Présidentielle 2022 : Anne Hidalgo s'accroche à la primaire face au "risque majeur de disparition de la gauche"

La rédaction de LCI
Publié le 9 décembre 2021 à 23h32
JT Perso

Source : TF1 Info

INTERVIEW – Invité ce jeudi soir sur LCI par Ruth Elkrief, la candidate PS a plaidé en faveur d'une primaire populaire au sein de la gauche. Malgré les fins de non-recevoir exprimées dans la journée par ses adversaires.

"S'il n'y a pas de rassemblement de la gauche, il n'y aura pas de gauche au premier tour de l'élection présidentielle." Défendant ce jeudi soir sur LCI une "réflexion qui vient de plusieurs mois", Anne Hidalgo a défendu l'idée d'une primaire populaire avec tous les candidats de la gauche de l'échiquier politique.

"Beaucoup de nos concitoyens sont perdus par rapport à cette gauche qui n'est pas là, et qui voient arriver deux candidats deux droites, deux d'extrême droite", s'est expliquée Anne Hidalgo. Au lendemain de son interview au 20h de TF1, la socialiste est venue assurer le service après-vente d'une décision qui a chamboulé son camp : sur l'initiative de la primaire populaire, "j'avais dit non" mais "je pense qu'ils ont raison, j'ai changé d'avis. Je vois bien le danger majeur d'une disparition de la gauche, de ne pas organiser une transition écologique."

Si elle persiste malgré la fin de non-recevoir quasi unanime à gauche, c'est que "cette réponse trop rapide pour être sérieuse va sans doute bouger, sous l'effet de la demande des citoyens de gauche qui disent 'unissez-vous'". "Le train est parti, montez dedans chers camarades", lance-t-elle à ses concurrents. 

Lire aussi

"On a le temps de faire cette primaire"

"Je suis une femme, je suis lucide, je dis que tel que nous sommes partis, il n'y aura pas de gauche au second tour", a-t-elle ajouté. Et de préciser : "Il faut entendre quand les appareils politiques ne peuvent pas régler le sujet." Interrogée sur les critiques, notamment celle de Jean-Luc Mélenchon lui reprochant une décision prise trop tard, elle assure : "On a le temps de le faire, on a le temps maintenant, mais il ne faut pas perdre plus de temps. Il faut s'engager. Il y a déjà eu des réunions ce matin."

Selon la maire de Paris, cette primaire populaire est la seule solution : "Il n'y aura aucun candidat de qualifié au second tour de l'élection présidentielle si on continue. Ce qu'il va se passer, c'est une disparition de la gauche. (...) Je pense que l'avenir du pays se joue. Si la gauche disparait, ce ne sera plus la même France, plus la même République."


La rédaction de LCI

Tout
TF1 Info