Élection présidentielle 2022

"C'est brutal, violent et difficile" : Marine Le Pen regrette le choix de Marion Maréchal

Y.R
Publié le 28 janvier 2022 à 10h29, mis à jour le 28 janvier 2022 à 11h50
JT Perso

Source : TF1 Info

Marine Le Pen ne pourra pas compter sur le soutien de Marion Maréchal durant l'élection présidentielle.
L'ancienne députée FN du Vaucluse pense à ranger derrière l'ancien polémiste Éric Zemmour.
La candidate du RN est revenue sur le choix "incompréhensible" de sa nièce, vendredi 28 janvier.

C'est la soupe à la grimace chez les Le Pen. Le Parisien a révélé, jeudi 27 janvier, que Marion Maréchal ne soutiendra pas Marine Le Pen, quel que soit le scénario, en vue de la présidentielle. La directrice de l'Issep, son école de sciences politiques installée à Lyon, reprocherait à sa tante ses changements idéologiques trop réguliers. L'ancienne députée du Vaucluse, sous l'étiquette du FN, hésiterait entre rallier Éric Zemmour et rester en retrait de la campagne. Elle rendra sa décision "d'ici un mois".

"Je pense que si je vous disais que ça ne me touche pas, personne ne me croirait", a réagi Marine Le Pen, invitée sur le plateau de Cnews, vendredi 28 janvier, avec une émotion tout juste dissimulée. "J'ai avec Marion une histoire particulière, parce que je l'ai élevée avec ma sœur pendant les premières années de sa vie, donc évidemment c'est brutal, c'est violent, c'est difficile pour moi."

C'est une incompréhension politique

Marine Le Pen, candidate RN à la présidentielle

"On ne s'y attend jamais vraiment. D'abord, c'est une incompréhension politique. Elle avait indiqué qu'elle soutiendrait celui qui est le mieux placé. Incontestablement, je suis beaucoup mieux placée aujourd'hui qu'Éric Zemmour. Je suis donnée au second tour et je crois, compte tenu des sondages de second tour, en capacité de gagner. Ça, c'est déjà incompréhensible. À côté de l'aspect politique, il y a effectivement l'aspect personnel", a reconnu la députée du Pas-de-Calais. "Bon... passons à autre chose."

À 72 jours du premier tour de la présidentielle, Marine Le Pen s'est défendue "qu'on puisse (lui) reprocher un manque de vision". "Le RN a eu une vision depuis 30 ans, et si aujourd'hui l'ensemble des sujets qui sont sur la table sont ceux que nous avons soulevés, c'est précisément parce que nous avons eu une vision supérieure par rapport aux autres formations politiques", a-t-elle expliqué, appelant à mettre de côté les "vicissitudes de campagne".

"On peut parfois payer un prix très lourd dans cet engagement politique, mais je sais pourquoi je le fais", a-t-elle ajouté. "Ce n'est pas par hasard, c'est pas confortable personnellement, mais il y a des choses qui nous dépassent. On se bat pour un idéal, on se bat pour des gens (...), et c'est ça qui me donne la force."

Pour justifier son possible soutien à Éric Zemmour, Marion Maréchal a indiqué au Parisien que l'ancien polémiste "a une marge de progression plus grande chez les classes populaires et les abstentionnistes que Marine Le Pen auprès des classes supérieures." "Je ne crois pas du tout qu'Éric Zemmour soit susceptible d'opérer un croisement des courbes et de repasser devant moi", lui a répondu la candidate du RN. "Il n'a pas la capacité d'être au second tour et gagner face à Emmanuel Macron."

"Le choix qu'il a fait du bruit et de la fureur, dont il a encore donné l'exemple hier (jeudi) soir avec M. Mélenchon - ils se sont bien trouvés tous les deux -, ce n'est pas ce que les Français attendent (...)", a-t-elle conclu. "J'ai le sentiment que, dans son entourage, on n'a plus la volonté de le faire gagner, mais que certains ont la volonté de me faire perdre. J'interroge sur leur objectif final."


Y.R

Tout
TF1 Info