Élection présidentielle 2022

Élections législatives 2022 : Éric Zemmour tend la main à Marine Le Pen, le RN refuse les "alliances de partis"

Idèr Nabili avec le service politique TF1/LCI
Publié le 25 avril 2022 à 18h29, mis à jour le 28 avril 2022 à 16h43
JT Perso

Source : TF1 Info

Dimanche soir, Éric Zemmour a appelé à une "grande coalition des droites et des patriotes" en vue des élections législatives.
Dans un communiqué, les vice-présidents de Reconquête! ont proposé ce lundi une rencontre avec les responsables du Rassemblement national.
Pour l'heure, le parti de Marine Le Pen reste peu enclin aux alliances.

Ils sont partis séparés à la présidentielle, mais pourraient s'allier pour les législatives. Dimanche, quelques minutes après la défaite de Marine Le Pen face à Emmanuel Macron, le président du parti Reconquête! et candidat défait au premier tour, Éric Zemmour, a tendu la main au Rassemblement national (RN), à Debout la France et une partie des Républicains. L'objectif ? Présenter des candidatures communes pour briguer l'Assemblée nationale, dans le cadre de la "première coalition des droites et des patriotes".

Ce lundi, le mouvement de l'ancien polémiste a, une fois de plus, appuyé sa demande. Dans un communiqué, les vice-présidents exécutifs de Reconquête!, Marion Maréchal, Nicolas Bay et Guillaume Peltier, "proposent une rencontre avec le RN afin de constituer une coalition électorale pour les législatives".

"Nous proposons officiellement et solennellement un rendez-vous avec les responsables du RN mandatés par Marine Le Pen et Jordan Bardella afin d'aboutir le plus rapidement possible à un accord d'intérêt général et de bien commun pour notre patrie", écrivent-ils dans ce document relayé par la nièce de Marine Le Pen. "Sans coalition, c'est Emmanuel Macron qui aura les pleins pouvoirs et Jean-Luc Mélenchon qui disposera du premier groupe d'opposition", anticipent-ils, espérant plutôt "priver" le président réélu d'une majorité et "faire du camp national la première force à l'Assemblée."

"Nous aurons vocation à soutenir des candidats pas issus du RN", affirme Jordan Bardella

Le Rassemblement national, fort d'un score historique obtenu au second tour malgré la défaite, n'entend pas saisir cette main tendue de sitôt. Selon nos informations, les troupes de Marine Le Pen ne comptent pas nouer d'alliances d'appareils, même si le RN pourrait soutenir des candidats non issus du parti à la flamme, mais implantés localement qui lui ont affirmé un soutien clair et à la légitimité particulière.

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Une porte déjà entrouverte ce lundi matin par le président par intérim du RN, Jordan Bardella. "Il n'y a pas d'alliance de partis", a-t-il prévenu d'emblée, devant le QG de sa candidate. "En revanche, nous sommes en train de constituer un grand pôle d'opposition à Emmanuel Macron, enfermé ni dans la droite ni dans la gauche, un pôle populaire, social, qui rassemble des Français venus de tous horizons. Nous aurons probablement vocation à soutenir des gens qui ne sont pas issus du Rassemblement national."


Idèr Nabili avec le service politique TF1/LCI

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