INSÉCURITÉ - Dans un entretien au "Figaro", à paraître lundi 10 janvier, le député LR des Alpes-Maritimes Éric Ciotti fustige le bilan d'Emmanuel Macron en matière de sécurité, thème qu'il doit évoquer lors d'un déplacement à Nice. Le lieutenant de Valérie Pécresse l'accuse d'avoir "laissé la société s'ensauvager".

"Le bilan du macronisme, c'est un Waterloo sécuritaire." Le député LR des Alpes-Maritimes Éric Ciotti accuse Emmanuel Macron de "laisser aux Français une France Orange mécanique", lundi 10 janvier, jour d'un déplacement du président de la République à Nice sur le thème de la sécurité, qu'il boycottera. Fustigeant la politique sécuritaire au moment d'évoquer le bilan d'Emmanuel Macron en matière de lutte contre la délinquance, le lieutenant de Valérie Pécresse s'en est pris vertement au chef de l'État en visite dans sa circonscription, prétexte selon lui à "une petite manœuvre électorale". 

"Emmanuel Macron est en train de dévoyer les institutions en faisant campagne avec les moyens de l’État de façon éhontée. Il vient déposer la première pierre factice d’un commissariat dont les travaux ne commenceront pas avant deux ans et dont la demande de permis de construire n'est même pas déposée", a fustigé l'élu dans Le Figaro, à paraître le jour même. Éric Ciotti, qui ne participera pas au traditionnel accueil républicain, organisera une "contre-programmation" à la maison d’arrêt de Nice dans la matinée, a indiqué son entourage. Puis il lancera le comité "Pécresse 2022" dans les Alpes-Maritimes.

La candidate de l'ordre, c'est Valérie Pécresse
Éric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes

Pour le député LR des Alpes-Maritimes, "la candidate de l'ordre, c'est Valérie Pécresse". "Le Beauvau de la sécurité ou le livre blanc n'auront été que palabres n'ayant débouché sur aucune grande loi d'orientation pour la sécurité intérieure ou la Justice", a-t-il dénoncé auprès du Figaro. L'exécutif a pourtant annoncé présenter un texte pour le début de l'année 2022. Celui-ci ne sera cependant pas adopté avant la prochaine élection présidentielle, en raison du calendrier parlementaire serré. 


La rédaction de TF1info

Tout
TF1 Info