Élection présidentielle 2022

Présidentielle 2022 : pour Laurent Wauquiez, "aucun candidat ne s'impose à droite"

Vincent Michelon
Publié le 29 août 2021 à 16h56
JT Perso

Source : TF1 Info

L'essentiel

PRÉSIDENTIELLE 2022 - Laurent Wauquiez a détaillé dimanche, lors d'un discours de rentrée au mont Mézenc (Haute-Loire), les raisons de son renoncement à se présenter. Il a tout particulièrement ciblé "la multiplication des candidatures" et les "aventures solitaires" à droite.

Il n'a nommé personne, mais son message visait tout le monde. Laurent Wauquiez a lancé dimanche un avertissement en bonne et due forme aux cinq candidats qui se sont déclarés à droite en vue de l'élection présidentielle, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Eric Ciotti, Philippe Juvin et Michel Barnier.

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui a annoncé il y a quelques jours qu'il renonçait à concourir pour la fonction suprême, a proposé, depuis le mont Mézenc (Haute-Loire) - son traditionnel lieu de pèlerinage - une analyse sans concession de la situation actuelle à droite, marquée par "des candidatures qui se multiplient sans que l'on sache comment les départager"

"Aujourd’hui, force est de constater qu’aucun candidat ne s’impose à droite, je le regrette", a-t-il jugé. "Personne ne peut le contester. Aucun candidat n’a la force pour imposer sa candidature comme l'avaient fait Nicolas Sarkozy ou le général de Gaulle à leur époque."

Il fustige "les aventures solitaires"

Laurent Wauquiez, qui a décidé de renoncer à la présidentielle pour "ne pas rajouter de la division à la division", s'est aussi permis de tancer "les aventures solitaires" qui font peser un danger sur "les chances de victoire" - pointant sans le nommer Xavier Bertrand, qui refuse de participer à une primaire -, et plus généralement ceux qui "oublient trop souvent" que la candidature à la présidentielle est "une immense responsabilité que l'on prend devant les Français". 

"Il faut sentir au plus profond de soi qu'on est en situation de rassembler sa famille politique et les Français", a-t-il ajouté, appelant les concurrents en lice à ne pas offrir "le triste spectacle des divisions, le sentiment que nous aurions à nouveau la droite la plus bête du monde"

Égrenant plusieurs de ses thèmes de prédilection - lutte contre "l'assistanat" et les "règles tatillonnes", valorisation du travail, immigration -, l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy a toutefois promis de s'engager dans la campagne à venir, lançant "deux appels, un appel à l'union et un appel aux convictions". "Je n'ai pas l'intention de me retirer sous ma tente", a-t-il conclu.