Élection présidentielle 2022

Présidentielle 2022 : Eric Ciotti, le pari de la droite dure

J.F
Publié le 2 décembre 2021 à 15h04, mis à jour le 2 décembre 2021 à 15h48
JT Perso

Source : TF1 Info

PORTRAIT - Eric Ciotti est arrivé en tête du vote des adhérents Les Républicains ce jeudi 2 décembre. Le député des Alpes-Maritimes, qui affrontera Valérie Pécresse, mise sur ses idées ancrées très à droite pour s'ouvrir les portes de l'Élysée. Ses positions tranchées ont su séduire les militants lors des débats.

Il est le seul à ne pas avoir voté pour Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle de 2017. Eric Ciotti le répète fièrement depuis qu’il est entré en campagne pour le congrès LR, qui désignera samedi le candidat de la droite à la présidentielle. Il a également expliqué qu'il voterait pour Eric Zemmour plutôt que pour Emmanuel Macron si ces derniers s'affrontaient au second tour en 2022.

Des prises de position qui ont leur importance si l'on veut comprendre le programme et le positionnement à la droite de la droite de celui qui est arrivé en tête du premier tour au congrès, ce jeudi 2 décembre, et qui affrontera en finale Valérie Pécresse. 

Cette première place au premier tour du vote interne aux adhérents LR constitue une jolie revanche pour Eric Ciotti, dont certains se demandaient ce qu'il faisait encore au sein de LR, tant ses positions s'étaient durcies. 

Le 26 octobre dernier, le président de la région PACA Renaud Muselier avait assuré que si le député des Alpes-Maritimes était désigné le 4 décembre, il quitterait les Républicains. Désavoué par plusieurs cadres LR, dont Xavier Bertrand, Renaud Muselier a finalement jeté l'éponge bien avant ce vote en congrès. 

"Ses propos ne correspondent en rien à l’héritage de notre famille politique, de ce que nous avons fabriqué avec De Gaulle, Chirac, Sarkozy ou Seguin. Il y a toujours des barrières avec l’extrême droite, il n’y a jamais eu des clins d’œil, des caresses et des mamours", aura eu beau fustiger Muselier. Des arguments qui n'auront manifestement pas convaincu les militants. 

"Droite sans tabou"

"Mon modèle, c’est la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007", explique à loisir Eric Ciotti. "Quand la droite est la droite sans tabou, l’extrême droite n’existe plus", ajoute l'ex-porte-parole du Président pour la primaire de 2016.

Outre ses déclarations d'amitiés à Eric Zemmour, Eric Ciotti flirte parfois avec de vieilles propositions lepénistes. Par exemple, le questeur de l'Assemblée nationale est favorable à une priorité nationale et communautaire européenne sur l'emploi, les allocations, le logement, ou encore pour la fin du droit du sol. Mais son entourage fait remarquer que contrairement à Marine Le Pen, il place sur un pied d'égalité les Français et les Européens. Et que son programme économique est bien plus libéral que celui de la candidate du Rassemblement national. Pêle-mêle, il est notamment favorable à la fin des 35 heures, la retraite à 65 ans et une tranche d'impôts sur le revenus à 15% pour tous, quand aujourd'hui les plus riches sont imposables à 45%.

Lire aussi

Elu député depuis 2007, l'élu local des Alpes-Maritimes a toujours été très attaché à son territoire. Né à Saint-Martin-Vésubie en 1965, il est toujours élu dans cette commune, ravagée par des inondations en octobre 2020. En revanche, ce père de trois enfants n'a jamais été ministre, malgré des compétences reconnues dans le domaine de la sécurité. Eric Ciotti a été le monsieur sécurité de l'UMP avant d'être celui de François Fillon pendant la campagne présidentielle de 2017. C'est toujours sur cette image de fermeté et d'ordre qu'il compte capitaliser pour se faire élire à l'Élysée.


J.F

Tout
TF1 Info