Élection présidentielle 2022

Toujours pas soutenue par Nicolas Sarkozy, Valérie Pécresse "trace sa route", affirme-t-elle sur LCI

Maëlane LOAËC
Publié le 31 mars 2022 à 12h24
JT Perso

Source : L'Invité Politique

La candidate LR a invité l'ancien président à son meeting prévu ce dimanche, sans obtenir de réponse pour l'heure.
Nicolas Sarkozy ne l'a toujours pas officiellement soutenue.
Sur LCI, elle assure néanmoins qu'elle reste légitime dans la course à l'investiture car "les Français votent pour une candidate, pas pour un comité de soutien".

C'est un soutien qui pourrait redonner un second souffle à une campagne difficile, mais qui se fait attendre : l'ancien président Nicolas Sarkozy, ténor des Républicains, n'a toujours pas indiqué s'il se ralliait à la candidate de son parti à la présidentielle, Valérie Pécresse. Invité à l'un des derniers grands meetings de la prétendante à l'Élysée avant le premier tour, organisé au Parc des expositions à Paris ce dimanche, l'ex-chef de l'État n'a toujours pas répondu. "Je trace ma route aujourd'hui, je ne me pose pas de question", a réagi la présidente de la région Ile-de-France sur LCI, ce jeudi 31 mars, invitée de "Quinze jours pour convaincre". 

"J'étais très fière d'avoir été la ministre de Nicolas Sarkozy, j'ai beaucoup appris avec lui. Mais je pense que les Français votent pour une candidate et un projet pour la France, pas pour un comité de soutien", a commenté celle qui était à la tête du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche sous le gouvernement de l'ancien président, entre 2007 et 2011.

"Aujourd'hui, celle qui représente les idées de droite, c'est moi"

Avant de poursuivre : "Je l'ai invité par déférence, car c'est une figure tutélaire de notre famille politique. Mais aujourd'hui, celle qui représente les idées de droite, c'est moi. La candidate, qui a été désigné par les Français de droite, c'est moi". Sur le terrain, les électeurs qu'elle rencontre ont bien d'autres préoccupations, assure-t-elle, au rang desquelles "le pouvoir d'achat, la sécurité, la santé, l'école"... "Ils me disent qu'il faut reconstruire la France, c'est à ça que je veux m'atteler", a conclu la candidate, qui tente d'accélérer sa campagne, tenue à distance ces derniers jours après avoir été infectée par le Covid-19

Le soutien de Nicolas Sarkozy pourrait pourtant doper son score le 10 avril, qui plafonne pour l'heure à 10,5% des intentions de vote dans nos derniers sondages, au coude-à-coude avec le candidat de Reconquête!, Eric Zemmour, après avoir vu l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon la dépasser. La candidate a pourtant déjà tenté de tendre la main à l'ancien chef de l'État, notamment lorsqu'elle a proposé de le nommer "médiateur européen pour l’Ukraine" pour tenter de mettre fin au conflit entre Moscou et Kiev, tout comme l'avait fait Eric Zemmour. Mais elle n'avait pas obtenu de réponse du principal concerné. 

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Et d'après ses récentes déclarations, Nicolas Sarkozy semble peu enclin à apporter un soutien à la candidate de sa propre famille politique. "Elle est inexistante" et "il n'y a pas de dynamique" autour de sa candidate, avait-il jugé en février dernier, d'après des propos rapportés par Le Figaro. "Valérie part dans tous les sens. Déjà, si, dans une campagne, tu arrives à imprimer une ou deux idées, c’est un miracle ! Il faut marteler en permanence. En 2007, on parlait de Sarko matin, midi et soir. Mais là, qui parle de Valérie Pécresse ?", aurait-il fustigé.  

L'ancien président de la République avait aussi soutenu le député LR de l'Oise Éric Woerth, qui avait été écarté du parti après avoir annoncé son ralliement à Emmanuel Macron. "Il a dit qu'il était mon ami et qu'il me soutenait personnellement", expliquait le transfuge le 16 février dernier sur LCI, reconnaissant toutefois ne pas savoir"ce que Nicolas Sarkozy fera ni où il ira" pour ce qui de l'élection présidentielle.


Maëlane LOAËC

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