Élection présidentielle 2022

Présidentielle 2022 : Valérie Pécresse contre-attaque après une semaine difficile

Laetitia Asgarali Dumont
Publié le 18 février 2022 à 7h29, mis à jour le 18 février 2022 à 18h59
JT Perso

Source : TF1 Info

Valérie Pécresse s'est rendue ce jeudi en Vendée pour une réunion publique.
La candidate a dénoncé un "Pécresse-bashing" cherchant à la "caricaturer", après son meeting du Zénith de Paris.

Reprenant la route de la campagne, Valérie Pécresse est passée à la contre-attaque ce jeudi 17 février après une semaine difficile. Pour son premier meeting depuis le Zénith parisien dimanche dernier, elle s'est rendue à Mouilleron-le-Captif en Vendée pour une réunion publique. La candidate LR a choisi de parler sous une forme plus intimiste à près de 600 personnes. Valérie Pécresse a marché  sans aucune note, au milieu du public, et a pris un temps d'échange de questions/ réponses avec la salle.

Lors de cette réunion, la candidate a notamment dénoncé un "Pécresse-bashing" orchestré selon elle par "les macronistes" pour la décrédibiliser. "Il semble que je sois la femme à abattre", a-t-elle lancé. "Dans les campagnes il y a des bourrasques, des bons et mauvais moments… moi je suis comme un marin vendéen, je trace ma route et je ne dévie pas de mon cap", a-t-elle assuré. "Certains voudraient me caricaturer en faisant de moi un portrait qui n'est pas le mien", a-t-elle ajouté, affirmant avoir des "convictions" : "Aimer viscéralement la France et détester les injustices voila… Valérie Pécresse, c’est ça !".

La candidate a par ailleurs dit souhaité "tourner la page d'Emmanuel Macron", "un président du zigzag" et "caméléon", estimant qu'il est "temps de choisir une équipe qui trace un sillon droit". "Pas un mandat de plus ! Cinq ans, c'était trop, et dix ans ce sera trop tard", a-t-elle encore lancé. 

Elle se défend de toute allusion à l'extrême-droite

Valérie Pécresse sortait d'une semaine éprouvante, entre défections de LR vers Emmanuel Macron, propos assassins prêtés à Nicolas Sarkozy et enfin un meeting devant 7.500 personnes dimanche dernier au Zénith à Paris, le premier de cette ampleur, jugé raté par les commentateurs.

La candidate LR, visiblement peu à l'aise dans l'exercice du Zénith, a été vivement critiquée sur la forme mais aussi sur le fond, pour avoir évoqué le "grand remplacement" et les "Français de papier". Elle n'a pas prononcé ces mots lors de son discours en Vendée et s'est depuis plusieurs fois défendue de tout clin d'œil à l'extrême droite. Elle a précisé que si elle devait refaire son discours de dimanche, elle le ferait "de manière plus parlée, ça me correspond plus"

"On me fait dire le contraire de ce que je dis", a-t-elle assuré jeudi, en regrettant que la polémique ait occulté son projet de "Nouvelle France". "Il y avait des mesures extrêmement fortes dans mon discours, sur l'école, la réindustrialisation, le referendum d'initiative citoyenne, la ruralité, la culture... et ne sort qu'une phrase totalement détournée de son sens! C'est absurde", a-t-elle affirmé.

Lors de sa réunion publique jeudi, elle a déroulé les grandes lignes de ce projet en se décrivant comme "une gaulliste sociale", depuis la "nation éducative" jusqu'au rachat des RTT en passant par son "choc de transmission" sur les successions et son projet de "banque des jeunes" pour financer leurs études.

Elle a ensuite passé un long moment à échanger avec la salle, un format interactif qu'elle maîtrise mieux, répondant à leurs questions sur le logement, la jeunesse...

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Cette contre-attaque intervient alors que la candidate LR est en délicatesse dans plusieurs sondages, qui la placent derrière Eric Zemmour : jeudi une étude Odoxa la créditait de 12% des intentions de vote (-7 points par rapport à décembre) contre 14% à Eric Zemmour (+2) et 18% à Marine Le Pen (+1). 

La candidate a balayé le sujet, en promettant de mener "une campagne de détermination" sur le terrain, comme elle le faisait en cette fin de semaine. Vendredi 18 février, elle devrait tenir un nouveau meeting devant 2.000 personnes dans les Alpes-Maritimes d'Eric Ciotti.


Laetitia Asgarali Dumont

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