Invitée ce dimanche au 20H de TF1, Valérie Pécresse a vivement critiqué Emmanuel Macron.
Pour la candidate LR, le président sortant a un très mauvais bilan et manque d'organisation et de transparence.
Elle assure que le chef d'État refuse de débattre pour cette raison.

À quinze jours du premier tour de l'élection présidentielle, Valérie Pécresse n'a plus la faveur des sondages. Si elle a figuré un temps sur la troisième marche du podium, la candidate LR se classe désormais cinquième, à 10,94% des intentions de vote, derrière Eric Zemmour (11,88%) et Jean-Luc Mélenchon (11,98%). Invitée ce dimanche du 20H de TF1, elle se défend tout en attaquant Emmanuel Macron, ses méthodes et son bilan.

Valérie Pécresse prête à débattre, mais pas Emmanuel Macron ?

 "Le vrai programme de droite : celui qui remettra de l'ordre dans la rue, à nos frontières, celui qui revalorisera le travail, qui fera les réformes, qui résoudra le problème des déficits, de la dette, du pouvoir d'achat, c'est le mien", se vante-t-elle en attaquant directement Emmanuel Macron. "Il faut que les Français ne se laissent pas voler cette élection, comme ça a été le cas en 2017."

La candidate de droite se dit d'ailleurs prête à se confronter au président sortant lors d'un débat. Mais selon elle, "Emmanuel Macron fuit le débat, se dérobe", "parce que son bilan, c'est son boulet et il ne veut pas l'affronter". "Moi, je veux aujourd'hui venir projet contre projet, débattre et convaincre", lance-t-elle.

Tout le monde fait tout en même temps, c'est le propre du macronisme.
Valérie Pécresse, candidate LR à l'élection présidentielle

Valérie Pécresse a notamment critiqué la façon de travailler d'Emmanuel Macron, qui explique selon elle le scandale dans les Ehpad. "Tout le monde fait tout en même temps, c'est le propre du macronisme", fustige-t-elle en assurant que si les contrôles dans ces établissements avaient été confiés à l'entière responsabilité des départements, et pas également à l'État, cela ne serait jamais arrivé. "Ces doublons coûtent très cher. On est les champions du monde du paiement des impôts", assure-t-elle.

"Pendant 5 ans, Emmanuel Macron a méprisé les territoires. Il n'a rien d'un décentralisateur", insiste-t-elle en ajoutant qu'il s'agit d'un président "qui cède à la rue". Prenant aussi l'exemple de la Corse, la candidate qui veut "un grand projet d'autonomie pour les régions de France", lui reproche d'avoir "lâché l'autonomie pour la Corse, tout de suite, comme ça".

Et tandis que le gouvernement a annoncé 3 milliards d'aides aux automobilistes, avec 15 centimes par litre d'essence qui seront remboursés à partir du 1er avril, la candidate estime que l'État aurait dû reverser 25 centimes. "Ce qu'on me dit, c'est que les hausses des taxes sur l'essence ont rapporté 25 centimes de recettes supplémentaires à l'État. (...) Il n'y a pas de raison que l'État s'enrichisse pendant cette crise à cause de la hausse des prix de l'essence", dit-elle.


C.A.

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