Invitée ce vendredi dans le 20H de TF1, la candidate des Républicains a assuré que son mari Jérôme Pécresse quittera son poste au sein de General Electric si elle remporte l'élection.
Il ne pourrait pas "représenter des intérêts privés" dans ce cas de figure, et s'installerait avec elle à l'Élysée.

Bien qu'elle soit passée récemment sous la barre des 10% dans nos sondages rolling, la candidate des Républicains Valérie Pécresse se projette tout de même au second tour et même à l'Élysée, en annonçant d'ores et déjà un choix inédit dans son entourage. Si elle venait à être élue, devenant la première femme présidente de la République, son mari Jérôme Pécresse inaugurerait le statut de premier homme de France et mettrait fin à sa carrière dans le privé, a annoncé la candidate dans le 20H de TF1, invitée de "10 Minutes pour convaincre".

Lorsqu'elle était ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et ministre du Budget sous Nicolas Sarkozy, Valérie Pécresse "n'a jamais vécu dans un palais de la République". "J'ai voulu élever mes enfants complètement à l'écart de tout ça", a-t-elle expliqué. Mais si elle venait à obtenir le fauteuil présidentiel, sa décision serait cette fois toute autre. "Je pense que pour des raisons de sécurité et de disponibilité, il faut aller vivre à l'Élysée, j'irai donc y vivre avec mon mari", a-t-elle ajouté. 

"On ne peut pas représenter des intérêts privés et être mari de la présidente"

Avant de poursuivre : "Mon mari, qui travaille dans une entreprise privée, a pris la décision difficile pour lui de démissionner de ses fonctions si je suis élue présidente de la République, parce qu'on ne peut pas représenter des intérêts privés et être mari de la présidente". Jérôme Pécresse quitterait dons son poste de président de la branche énergies renouvelables de la multinationale General Electric. 

"C'est un vrai sacrifice pour lui, ça sera un changement de vie totale. Évidemment, on en a parlé et décidé ensemble", avait déjà annoncé sur RMC le 22 mars dernier la présidente de la région Île-de-France, arguant que la cheffe de l'État "ne doit avoir aucun conflit d'intérêt avec aucun intérêt privé". "Si ça veut dire que je dois supporter une grande part de la charge mentale du ménage et que c'est moi qui m'occupe des enfants et fais la cuisine, ça ne me pose aucun problème, au contraire", avait pour sa part affirmé son époux dans les colonnes du Point début février. 

En 2011, lorsque Valérie Pécresse avait été nommée ministre du Budget, elle avait rédigé une circulaire pour stipuler qu'elle ne prendrait part à aucun dossier lié au groupe Alstom, pour lequel travaillait son mari avant que les activités énergie du groupe ne soient rachetées par General Electric en 2015. 


M.L

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