Élection présidentielle 2022

Présidentielle : "Si je suis au second tour, je l'emporterai face à Emmanuel Macron", assure Valérie Pécresse

Vincent Michelon
Publié le 7 avril 2022 à 21h55
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Source : TF1 Info

Valérie Pécresse était l'invitée d'Une semaine pour convaincre, jeudi 7 avril sur LCI.
À trois jours du premier tour, la candidate LR, en difficulté dans les sondages, a lancé un appel aux électeurs "à ne pas se laisser voler le premier tour".

À trois jours du premier tour de l'élection présidentielle, Valérie Pécresse veut encore y croire. Invitée de LCI jeudi soir, la candidate LR a lancé un appel aux électeurs de droite pour qu'ils ne se portent pas sur Marine Le Pen ou Emmanuel Macron le 10 avril. 

"Si je suis au second tour, je l'emporterai face à Emmanuel Macron, alors que Marine Le Pen perdra. Si je suis cette surprise du second tour, tout changera", a assuré la présidente de la région Ile-de-France, qui plafonne à 9,5% des intentions de vote dans notre dernier sondage Ifop Fiducial, loin derrière les favoris du scrutin, et ex æquo avec Eric Zemmour, lui aussi en difficulté. 

Valérie Pécresse répond à l'ancien ministre Jean-Louis Borloo, qui a annoncé mercredi son soutien à Emmanuel Macron. "C’est un paradoxe", juge la candidate LR. "Il est venu à la région Ile-de-France pour rédiger son Plan banlieues. Il confond 1er et 2nd tour. Je le dis aux Français : ne vous laissez pas voler le 1er tour. Au 1er tour, on choisit, au second, on élimine."

"J'étais la femme à abattre"

Sur LCI, Valérie Pécresse s'est à nouveau présentée en cible privilégiée d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, en tête dans les sondages. "J’ai appris de cette campagne que j’étais la femme à abattre", explique la candidate LR. "Eric Zemmour et Marine Le Pen sont l’assurance réélection d’Emmanuel Macron. Il fallait m’abattre par tous les moyens. Ce que je dis aux Français, c’est qu’il est important d’avoir une femme politique qui a le mental pour se redresser."

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L'ancienne ministre se voit en seule alternative "entre l'immobilisme et l'extrémisme". "Je ne suis pas le père et la mère Noël", ajoute-t-elle, critiquant au passage les programmes de Marine Le Pen et d'Eric Zemmour. Mais sa cible principale reste Emmanuel Macron, "un président du zig-zag" qui "mènera à l'inaction". "Macron n’est pas à droite", ajoute-t-elle. "Samedi dernier, il a cité Poutou et Hollande. Il dit à celui qu’il a en face ce qu’il veut entendre."

Et la candidate LR de conclure, ciblant à nouveau le président sortant : "Je dis aux Français de voter pour la droite de conviction, celle qui remettra le pays debout. Emmanuel Macron est un illusionniste qui ne fera pas ce qu’il dit".


Vincent Michelon

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