Prix de l'humour en politique : découvrez les "petites phrases" sélectionnées en 2023

par I.N
Publié le 6 novembre 2023 à 20h09

Source : TF1 Info

C'est une tradition annuelle : quel responsable politique recevra le prix de l'humour 2023 ?
Cette année, 19 personnalités politiques ont été retenues pour leurs "petites phrases".
Découvrez la liste.

"La station d'essence est le seul endroit en France où celui qui tient le pistolet est aussi celui qui se fait braquer." Au moment de prononcer cette phrase, sur TF1, le député communiste Fabien Roussel ne s'attendait sans doute pas à recevoir le prix de l'humour politique 2022. L'ancien candidat à l'élection présidentielle (2,28%) va bientôt connaître son successeur.

Comme chaque année depuis 2002, le jury du prix "Press club, humour et politique" a sélectionné une série de "petites phrases" prononcées par des femmes et hommes politiques, pour récompenser la saillie la plus drôle de l'année. Voici la liste :

- "Les 'macronistes' ne comprennent pas qu'on puisse avoir à la fois un salaire de merde et des convictions." Laurent Berger, ancien secrétaire général de la CFDT, dans L'Obs, au sujet de la mobilisation contre la réforme des retraites.

- "Le gouvernement de Madame Borne est aussi expert en justice que moi je suis expert en régime amincissant." Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France, sur BFMTV, au sujet de la réforme des retraites.

- "Le vote n'est pas forcément l'Alpha et l'Oméga de la démocratie." Manuel Bompard, député LFI, sur Médiapart, en réponse aux critiques visant la nouvelle direction de la France Insoumise.

- "Si j'ai envie de vendre des rillettes sur la place Rouge, je vendrai des rillettes sur la place Rouge." François Fillon, ancien Premier ministre, à l'Assemblée nationale lors de son audition par la commission d'enquête parlementaire sur les ingérences étrangères, à propos de ses liens avec Moscou.

- "Nupes, c'est l'anagramme de pneus : c'est creux, c'est plein de vent et après moins d'un an c'est totalement lisse, cela ne tient plus la route et cela finira par crever." Luc Geismar, député Modem de Loire-Atlantique, sur LCP, au moment de l'examen de la réforme des retraites.

- "Qui aurait pu prédire la crise climatique ?" Emmanuel Macron, président de la République, lors de ses vœux aux Français.

- "Si vous pensez qu'il faut être un playboy en France pour être élu, j'ai quand même quelques contre-exemples." Édouard Philippe, ancien Premier ministre, sur TMC, au sujet de son alopécie.

- "Que va faire Mbappé après 50 ans ?" Sandrine Rousseau, députée écologiste, à l'Assemblée nationale, au sujet de la carrière des sportifs au moment de l'examen de la réforme des retraites.

- "Il ne suffit pas de s'abonner à Pif pour connaitre les intentions du Gouvernement. Il faut aussi s'abonner à Playboy." Fabien Roussel, député communiste, sur Twitter, au sujet de l'interview de l'ex-ministre Marlène Schiappa dans Playboy.

- "S'il n'y avait pas eu de forces de l'ordre, il n'y aurait pas eu d'affrontements, ni de destructions." Martine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, sur BFMTV, au sujet des violences lors de la manifestation contre les méga-bassines à Sainte-Soline.

- "Ne pas pouvoir être réélu est une funeste connerie." Emmanuel Macron, président de la République, lors des rencontres de Saint-Denis, au sujet de la limitation des mandats présidentiels.

- "À la minute où il a été élu président, il a compris que les mamelles de la République n'avaient plus de lait." Karl Olive, député Renaissance, dans Le Parisien, à propos d'Emmanuel Macron.

- "Christophe Béchu, quand il arrive dans une réunion, il vous beurre, puis il vous mange et vous ne vous êtes rendu compte de rien." Édouard Philippe, ancien Premier ministre, dans Le Parisien, à propos du ministre de la Transition écologique.

- "Je ne pense pas que l'on puisse fabriquer du neuf avec du vieux, même si l'économie circulaire est très en vogue." Christine Pires-Beaune, députée PS, sur franceinfo, à propos de la proposition de Ségolène Royal de mener une liste d'union de la gauche aux élections européennes.

- "La visibilité du clitoris est un combat féministe." Sandrine Rousseau, députée écologiste, sur Twitter.

- "Être mise en cause par Médiapart, c'est le meilleur moyen de rester au gouvernement." Marlène Schiappa, ancienne secrétaire d'État chargée de l'Économie sociale et solidaire et de la Vie associative, dans des propos rapportés par L'Express avant son départ du gouvernement.

- "Gérard Larcher, c'est notre renaissance, la revanche des tripes sur le quinoa." Nathalie Goulet, sénatrice centriste de l'Orne, dans Libération, avant la réélection du président du Sénat.

- "Le roi Midas transformait tout ce qu'il touchait en or. Vous, Madame Hidalgo, vous êtes l'anti-Midas. Ce bijou qu'est notre capitale, vous le transformez en plomb." Réponse : "Je n'ai plus de voiture, donc je ne sais pas à quel Midas vous faites allusion." David Alphand, conseiller LR de Paris, et Anne Hidalgo, maire PS de Paris, lors d'un échange au Conseil de Paris.

- "La Nupes est morte. Elle est en soins palliatifs depuis juin. Elle est au stade du prélèvement d'organes." Claude Malhuret, sénateur Horizons de l'Allier, lors des journées parlementaires de son parti, à propos des fractures au sein de l'union de la gauche.

- "On connaissait le Puy du Fou, maintenant, on a le fou du Puy !" Éric Piolle, maire écologiste de Grenoble, devant des journalistes, à propos de Laurent Wauquiez, ex-maire du Puy-en-Velay (Haute-Loire) et président LR d'Auvergne-Rhône-Alpes, qui a annoncé vouloir sortir sa région du dispositif "zéro artificialisation nette".

- "Si nous préparons cette élection comme les autres, nous la perdrons comme les autres. La présidentielle, c'est comme le loto, 100% des gagnants ont tenté leur chance." Laurent Wauquiez, président LR d'Auvergne-Rhône-Alpes, dans Libération, à propos de ses intentions pour l'élection présidentielle 2027.

L'auteur de la phrase jugée la plus drôle, de manière volontaire ou involontaire, sera choisi le 5 décembre.


I.N

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