Prix des carburants : le gouvernement et les Républicains s'entendent sur une remise de 30 centimes à la pompe

Aurélie Loek
Publié le 23 juillet 2022 à 19h00
JT Perso

Source : TF1 Info

Au cours du débat à l'Assemblée sur le projet de loi de finances rectificative sur 2022, Bruno le Maire s'est dit favorable à l'augmentation de la remise sur les carburants.
Elle devrait passer de 18 à 30 centimes.
Cette mesure, qui satisfait les Républicains, doit encore être validée par un décret.

C'est un accord que le gouvernement a trouvé du côté des Républicains. Au cours du débat à l'Assemblée sur le projet de loi de finances rectificative sur 2022, Bruno le Maire s'est dit favorable à l'augmentation de la remise sur les carburants. Cette remise, actuellement fixée à 18 centimes par litre, devrait donc passer à 30 centimes à partir du 1er septembre et jusqu'à la fin du mois d'octobre.

Un compromis entre LR et le gouvernement

Elle sera ensuite abaissée à 10 centimes en novembre et en décembre, alors même que le gouvernement proposait plutôt une suppression de cette remise fin novembre. Avec cette mesure, qui s'additionne à la remise de 20 centimes à la pompe annoncée vendredi par TotalEnergies, "vous auriez dans certaines stations services en France un carburant à 1,5 euro", a argué Bruno le Maire, soit le seuil défendu par LR.

Le ministre de l'Économie a également proposé aux députés de ce groupe une aide pour les petites stations rurales et le "report" de l’indemnité carburant transport afin de trouver un meilleur compromis entre la majorité et le groupe des Républicains. Celle-ci devait viser spécifiquement les gros rouleurs et les personnes les plus défavorisées, mais n'était pas soutenue par la droite, qui réclamait plutôt une mesure "généralisée". 

Satisfaits de ces annonces, qui n'ont pas fait l'objet d'un vote, les députés LR ont retiré leur amendement qui demandait un gel des prix du carburant à 1,50 euro le litre. Cela ouvre la voie à une adoption de la remise, qui pourrait donc entrer en vigueur, à l'instar de la remise de 18 centimes, par décret.

Cet accord n'a pas manqué d'être critiqué par les oppositions. "Vous annoncez quelque chose (le litre à 1,5 euro) qui sera vrai au mois de septembre, qui ne le sera plus en octobre, qui le sera encore moins en novembre et plus du tout en décembre" du fait de l'inflation, a dénoncé le député communiste Nicolas Sansu. 

Le député du groupe Liot Charles de Courson a, quant à lui, rappelé que les autres compagnies pétrolières ne s'étaient pas engagées à une baisse des prix, comme Total l'avait fait, laissant craindre que la baisse des prix du carburant ne soit pas aussi généralisée que ce qu'espère le gouvernement. "Vous connaissez beaucoup de stations Total en zone rurale ? Rarissime !", a-t-il lancé, ajoutant : "Vous ne pouvez pas additionner les deux".

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Le groupe Insoumis a aussi critiqué cet accord, arguant que le carburant à 1,50 euro ne serait opérant que "dans quelques stations services" et de façon "temporaire". Les députés LFI ont plutôt défendu pour un "blocage des prix du carburant" qui "ne coûte pas un centime". "Ça a été fait sur le gel hydroalcoolique", a argué Manuel Bompard qui propose aussi que la taxe sur les carburants soit "flottante". 


Aurélie Loek

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