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Proche-Orient : pour Christophe Castaner, Jean-Luc Mélenchon "rêve d'importer le conflit en France"

MM
Publié le 16 mai 2021 à 13h30, mis à jour le 17 mai 2021 à 11h04
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Source : TF1 Info

ACCUSATION - Le patron des députés LaREM Christophe Castaner était l'invité, dimanche, du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro. Il est revenu sur la manifestation qui s'est tenue en soutien au peuple palestinien, samedi à Paris, en dépit de l'interdiction des autorités, et s'en est pris vivement aux prises de position du leader Insoumis à ce sujet.

Au lendemain de la manifestation interdite qui s'est tenue à Paris, samedi 15 mai, en soutien au peuple palestinien, Christophe Castaner s'est est pris vivement à Jean-Luc Mélenchon lors du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro. Le patron des députés LaREM a accusé le député LFI et candidat à la présidentielle de vouloir "importer le conflit qui se passe actuellement entre Israéliens et Palestiniens pour générer du désordre"

"Il rêve du désordre maximum pour aspirer au pouvoir par des voix que le suffrage universel ne lui a jamais accordées", a encore cinglé l'ancien ministre de l'Intérieur au Grand Jury, dénoncant la "violence des mots" du député La France insoumise. Ce dernier avait accusé l'exécutif de vouloir "provoquer des incidents" en interdisant le rassemblement de samedi. À l'issue de la manifestation, le leader LFI avait encore fustigé "l'échec total des provocations de Darmanin et Lallement contre le droit de manifester pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens et leurs deux États".

Dans le même temps, le président du groupe LaREM à l'Assemblée nationale a indiqué qu'il "pensait" qu'à la place de Gérald Darmanin, il aurait, lui aussi, fait interdire l'évènement. "Quand vous êtes ministre de l'Intérieur, vous avez des informations, et vous avez aussi un peu de mémoire. Je me souviens de ces manifestations au moins de juillet 2014, à Barbès, alors interdites par Bernard Cazeneuve", a déclaré Christophe Castaner. Dès lors, ce samedi, "le préfet de police avait mobilisé suffisamment de forces pour que les choses se passent bien".

45 personnes en garde à vue

Samedi, entre 2500 à 3500 personnes se sont réunies dans la capitale, selon les autorités. Elles étaient 4500 à 5000, d'après les organisateurs. Les manifestants s'étaient rassemblés par petits groupes dans le quartier de Barbès (XVIIIe arrondissement), occasionnant des face-à-face parfois tendus entre manifestants et forces de l'ordre dans le nord de Paris. Un total de quarante-cinq personnes ont finalement été placées en garde à vue, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Paris. La veille au soir le ministère de l'Intérieur avait indiqué que 367 personnes ont été verbalisées dans la capitale.

4200 policiers et gendarmes avait été mobilisés avec pour consignes la dispersion "immédiate". Ils avaient notamment empêché les manifestants, qui projetaient de se rendre vers Bastille, de déployer un cortège. Au total, les manifestations, un peu partout en France, ont réuni quelque 22.000 personnes, selon le ministère de l'Intérieur. Elles sont intervenues sur fond d'escalade militaire inédite depuis 2014 entre Israël et le Hamas, dans et autour de la bande de Gaza, et de violences dans des villes israéliennes mixtes arabes et juives. Une escalade qui, depuis lundi, a fait au moins 174 morts côté palestinien, et dix côté israélien.

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