Projet de loi sur la fin de vie : Yaël Braun-Pivet s'attend à "une, voire deux années" de débats

par Y.R.
Publié le 3 mars 2024 à 12h22

Source : TF1 Info

Le Premier ministre, Gabriel Attal, a annoncé le 30 janvier que le projet de loi sur l'aide active à mourir sera examiné "avant l'été" 2024.
Dans "Ouest-France", Yaël Braun-Pivet anticipe "une, voire deux années" de débats pour traiter d'"un sujet aussi sensible".
La présidente de l'Assemblée nationale a déclaré "ne pas envisager" de finir son mandat sans avoir pu "légiférer en la matière".

"Il faut une aide active pour mourir", disait-elle fin 2023. Alors que le Premier ministre, Gabriel Attal, a annoncé le 30 janvier, lors de sa déclaration de politique générale, qu'un projet de loi sur la fin de vie sera examiné "avant l'été" 2024, la présidente Renaissance de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a affirmé, dimanche 3 mars, s'attendre à des débats évidemment agités… mais qui vont aussi durer.

"Il est indispensable de se donner du temps sur un sujet aussi sensible. On est plutôt sur une, voire deux années de débats", a fait savoir la présidente de la chambre basse du Parlement dans un entretien accordé à Ouest-France. Dans La Tribune Dimanche, la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, Catherine Vautrin, a aussi appelé à "mesurer l'importance et la portée de ce texte, qui nécessitera des conditions de débat les plus respectueuses possibles."

Il ne faut pas opposer (les soins palliatifs et l'aide active à mourir)
Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale

La fin de vie fera l'objet d'un unique projet de loi. Celui-ci comportera deux volets : un sur les soins palliatifs, pour lesquels Gabriel Attal s'est engagé à "renforcer considérablement les unités", "avec une unité par département", et un autre sur l'aide active à mourir.

Pour la députée des Yvelines, appartenant à la majorité, ils sont "absolument indissociables". "Si l'on veut que chacun puisse choisir la façon dont il souhaite être accompagné à la fin de ses jours, il ne faut pas les opposer", a-t-elle jugé. 

Alors que le sujet demeure aussi clivant que sensible, Gabriel Attal assurant qu'"on ne peut légiférer sur la vie qu'avec une grande prudence, une grande retenue et un grand respect", Yaël Braun-Pivet s'est dite déterminée à agir. "Ce qui m'importe, c'est qu'on puisse délibérer pleinement et sereinement. Je n'envisage pas de terminer mon mandat sans que nous ayons pu légiférer en la matière."


Y.R.

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