La réforme des retraites, dossier explosif du 2nd quinquennat Macron

Retraite à 65 ans : Laurent Berger refuse de "discuter avec un pistolet sur la tempe"

F.S. avec AFP
Publié le 2 octobre 2022 à 8h42
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

La CFDT participera aux concertations sur la retraite, a déclaré ce dimanche Laurent Berger.
Le patron du premier syndicat français a d'ores et déjà prévenu qu'il refuserait la retraite à 65 ans.
Le leader syndical appelle à un dialogue "ouvert et loyal" sur ce sujet.

Pas de boycott, mais une position inflexible. Dans un entretien publié ce dimanche 2 octobre, Laurent Berger a confirmé qu'il ne boycottera pas les concertations au sujet de la retraite, mais s'est d'ores et déjà opposé à un recul de l'âge de départ. À la veille de la réunion intersyndicale qui aura lieu ce lundi, avant un entretien avec le ministre du Travail quelques jours plus tard, le secrétaire général de la CFDT a appelé à un dialogue "ouvert et loyal", répétant que pour la retraite à 65 ans, "c'est niet".

Le facteur âge "n'a plus grand sens"

"Il y a de nombreux sujets sur lesquels nous avons des propositions telles que le minimum contributif, la pénibilité, l'emploi des seniors... Mais les 65 ans, on va les combattre", a promis le leader syndical dans les pages du Journal du dimanche. Car pour le patron de la CFDT, le "facteur âge n'a plus grand sens". À ses yeux, le "risque de déséquilibre budgétaire lié au baby-boom a été maîtrisé" par toutes les réformes sur le sujet. "Arrêtons de prendre les Français pour des idiots."

D'autant que le patron du premier syndicat du pays a tenu à rappeler que les salariés partent déjà "en moyenne à 63,1 ans". "Reculer à 65 ans, c'est une mesure brutale" et "il n'est pas question de discuter avec un pistolet sur la tempe".

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Reste que le syndicaliste se montre ouvert au dialogue. L'annonce jeudi par Elisabeth Borne d'un nouveau round de concertations a d'ailleurs été favorablement accueillie par les syndicats, unanimement opposés à un "passage en force" cet automne. Ils ont cependant précisé attendre désormais que l'exécutif fasse preuve de "loyauté".


F.S. avec AFP

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