Le report de l'âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans cristallise les débats.
Ce dimanche, Elisabeth Borne a annoncé qu'il n'était "plus négociable".
Mardi 31 janvier, une nouvelle grève d'ampleur est attendue.

Le gouvernement mise sur l'inflexibilité pour faire plier.  Ce dimanche sur Franceinfo, Elisabeth Borne a annoncé que le report de l'âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans, contesté par les syndicats et l'essentiel des oppositions, "n'est plus négociable". 

C'est nécessaire pour assurer l'équilibre du système
Elisabeth Borne

"Ça n'est plus négociable, la retraite à 64 ans et l'accélération (de l'allongement de la durée de cotisation, ndlr) de la réforme Touraine", a affirmé la Première ministre. "C'est le compromis que nous avons proposé après avoir entendu les organisations patronales et syndicales, après avoir échangé avec les différents groupes parlementaires (...) C'est nécessaire pour assurer l'équilibre du système", a-t-elle ajouté.

Le conseil d'orientation des retraites (COR) et son président Pierre-Louis Bras avaient pourtant contesté cet argumentaire lors d’une audition devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale le 19 janvier : "Les dépenses de retraites sont globalement stabilisées et même à très long terme, elles diminuent dans trois hypothèses sur quatre. Dans l’hypothèse la plus défavorable, elles augmentent sans augmenter de manière très importante […]. Donc les dépenses de retraite ne dérapent pas, elles sont relativement maîtrisées."

"Si on n'avait qu'un seul paramètre, alors ça ne serait pas 43 ans de cotisation et 64 ans pour pouvoir partir à la retraite, ça pourrait être 45 ans de durée de cotisation, ce qu'il nous semble impossible de demander aux Français", plaide Elisabeth Borne. À la veille du début de l'examen du projet en commission à l'Assemblée, le ton est donné. 


La rédaction de TF1info

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