Avant même la décision du Conseil constitutionnel, l'Élysée a proposé aux syndicats de renouer le dialogue ce mardi 18 avril.
Le patronat est également convié.
Mais selon une source syndicale à LCI, les organisations ne se rendront pas à cette rencontre.

Une tentative de renouer le dialogue qui est restée lettre morte. Sans attendre le verdict du Conseil constitutionnel, l'Élysée a proposé de rencontrer les syndicats ce mardi 18 avril. Mais dans la foulée de cette invitation, les organisations syndicales ont fait savoir qu'ils ne se rendraient pas au Palais avant le 1er mai.

Pas de rencontre avant le 1er mai, selon les syndicats

Le président de la République proposait ainsi aux organisations syndicales, mais aussi au patronat, de les recevoir au Palais. Selon une source à l'Élysée auprès du service politique de TF1/LCI, cette rencontre devait être "le début d’un cycle que le Président et le gouvernement poursuivront dans les prochaines semaines avec les partenaires sociaux." Par ailleurs, l'Élysée faisait savoir que sa porte "restera ouverte, sans préalable, pour ce dialogue."

Cette invitation avait été annoncée par Emmanuel Macron, notamment lors de son déplacement aux Pays-Bas. Mercredi, le chef de l'État avait effectivement indiqué qu'il proposerait aux partenaires sociaux une rencontre "dans un esprit de concorde" dans la foulée de la décision du Conseil constitutionnel, voyant en celle-ci un moyen de "clore" un épisode politique marqué par une forte contestation sociale contre sa réforme phare des retraites.

Les syndicats ont néanmoins fait savoir à LCI qu'ils ne se rendraient pas à cette rencontre et n'accepteraient aucune discussion avant le 1er mai. Le dialogue entre le président et l'intersyndicale est difficile depuis le début de la crise et des échanges très tendus ont eu lieu ces dernières semaines, notamment entre Emmanuel Macron et le patron de la centrale réformiste CFDT, Laurent Berger. Pendant un temps, les partenaires sociaux, portés par la forte mobilisation contre la réforme des retraites, avaient demandé une rencontre avec le chef de l'État, qui avait alors refusé de donner suite.

Interrogés sur une potentielle rencontre avant la manifestation du 13 avril, lors de la 12e journée de contestation contre le texte, les représentants s'étaient déjà montrés dubitatifs. "J'avais envie de dire 'LOL'", a lancé la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, jugeant que "le problème, c'est l'ordre du jour. Nous, l'ordre du jour, c'est le retrait de cette réforme des retraites, là il nous propose un hors sujet". De son côté, Laurent Berger avait plaidé pour un "délai de décence", tandis que Frédéric Souillot, de Force ouvrière, déclarait : "On va d'abord lui laisser les 15 jours de réflexion pour demander une nouvelle délibération ou décider de ne pas appliquer la loi".


A. Lo. avec le service politique de TF1-LCI

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