La réforme des retraites fait son arrivée au Sénat ce mardi 28 février.
Les sénateurs LR comptent bien amender le texte, notamment en proposant une accélération de la fin des régimes spéciaux.
"Pourquoi pas", répond le gouvernement.

Au tour du Sénat de se pencher sur la réforme des retraites. Et les sénateurs LR, majoritaires dans la chambre haute, entendent bien peser dans les débats et apporter leurs modifications au texte déjà passé par l'Assemblée nationale. S'ils comptent déposer des amendements en faveur de l'emploi des seniors ou pour améliorer les pensions des femmes, le groupe dirigé par Bruno Retailleau souhaite également accélérer la fin des régimes spéciaux.

Ce dimanche, le député européen François-Xavier Bellamy a considéré comme une "injustice absolue" la "clause du grand-père" qui maintient les régimes spéciaux aux salariés qui en bénéficient déjà. "Pourquoi est-ce que ça pourrait changer pour tous les salariés sauf pour certaines catégories de salariés qui ont droit que la situation reste figée en l'état ?", a-t-il interrogé.

La veille, dans un entretien donné au journal Le Parisien, Bruno Retailleau avait déjà appelé à ce que "la convergence soit plus rapide et que l'on n’attende pas 43 ans pour la suppression de ces régimes spéciaux". "Nous voulons accélérer la convergence des régimes spéciaux sur le régime général dès 2025, alors que le gouvernement n’a inscrit dans le texte aucune date pour cet alignement", a-t-il expliqué, jugeant les régimes spéciaux comme "des cas flagrants d’injustice".

Le gouvernement n'est pas fermé

Le projet de réforme des retraites prévoit la "fermeture" des régimes spéciaux pour les seuls nouveaux embauchés à partir du 1er septembre 2023, les salariés concernés (industries électriques et gazières, RATP, clercs et employés de notaire, de la Banque de France et des membres du Conseil économique, social et environnemental) déjà en poste conservant leurs avantages.

Interrogé dimanche sur une accélération de la fin des régimes spéciaux, le ministre du Travail Olivier Dussopt a répondu "pourquoi pas". "Il faut voir comment est proposée la disposition et comment on l'articule au respect de ce contrat social qui lie les salariés qui ont été recrutés dans un cadre et qui demandent, assez légitimement, à ce que ce cadre soit conservé, car il était ainsi fait, quand ils ont signé leur contrat", a-t-il expliqué sur BFMTV. Mais globalement, "je suis favorable à ce que tous les groupes puissent contribuer" à enrichir la réforme des retraites, a-t-il assuré.


J.F.

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