La réforme des retraites fait son entrée au Parlement ce lundi, et le gouvernement craint de ne pas pouvoir la faire adopter sans passage en force.
Devant les réticences de l'opposition et parfois même de son camp, il semble prêt à faire quelques concessions.
Notamment sur la retraite des femmes, la pénibilité ou l'emploi des seniors.

Depuis ce lundi 30 janvier, les députés planchent sur le projet de réforme des retraites du gouvernement en commission. Avant l'examen du texte dans l'hémicycle la semaine du 6 février, ses opposants se font entendre, dans la rue mais aussi à l'Assemblée nationale. Si la Première ministre a indiqué dimanche sur franceinfo que l'âge de départ n'était "plus négociable", le gouvernement est tout de même à la recherche de petites concessions, alors qu'il est de moins en moins certain de réussir à faire adopter son texte sans passage en force.

Du côté de l'exécutif, la règle à respecter reste toujours celle de l'équilibre financier de la réforme. Aucun compromis ne doit être fait s'il est coûteux. Les Républicains, dont les voix sont chères, poussent notamment pour un report de l'entrée en vigueur de la réforme. Ils ont aussi des demandes en faveur des femmes aux carrières hachées ou pour que ceux ayant commencé à travailler entre 16 et 20 ans puissent partir après 43 ans de cotisation et non 44 comme prévu par la réforme. L'exécutif pourrait regarder ce dernier point et lâcher du lest sur les carrières longues.

Des améliorations pour les femmes ?

Concernant les femmes, le gouvernement pourrait également revoir sa copie, a indiqué Elisabeth Borne dimanche sur franceinfo. Alors qu'une étude d'impact du gouvernement confirme qu'elles seront plus pénalisées que les hommes par la réforme, la cheffe du gouvernement a concédé : "Ce sujet des trimestres qui s'appellent maternité, éducation, il y a beaucoup de femmes qui ne peuvent pas les utiliser à plein. On regarde de qui il s'agit. (…) Cette analyse est en cours"

La Première ministre pourrait aussi donner pour consigne d'élargir les critères de pénibilité et revoir les mesure d'emploi des seniors. Auprès du Parisien, un membre du gouvernement estime : "Clairement, là-dessus, on doit pouvoir encore mieux faire que le point d'index prévu dans la loi pour contraindre les grandes entreprises à déclarer le nombre d'employés de plus de 55 ans". L'idée de contraintes plus fortes autour de l'emploi des seniors dans les grandes entreprises fait son chemin chez Renaissance.


J.F.

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