La réforme des retraites présentée, oppositions et syndicats vent debout

Retraites : Édouard Philippe exhorte à "bouger beaucoup" et à repousser l'âge légal de départ

M.G avec AFP
Publié le 8 octobre 2022 à 22h32
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Source : JT 20h Semaine

Édouard Philippe a appelé samedi l'exécutif à "bouger beaucoup" sur les retraites.
L'ancien Premier ministre a, une nouvelle fois, plaidé pour un report de l'âge de départ.
Selon lui, il faut aller jusqu'à 65 voire 67 ans.

Le maire du Havre a son idée sur une réforme qui devrait, bientôt, revenir au cœur des débats. "J’ai toujours dit que je considérais qu’il fallait bouger sur les retraites, bouger beaucoup", a plaidé samedi Édouard Philippe, dans un entretien au Parisien. Il rappelle avoir parlé, dès l'an passé, "d’un report de l’âge légal à 65, 66 ou 67 ans". "Si on fait 65 ans et que cela marche, cela me va très bien", assure-t-il toutefois. "Et si on part plus tard, on doit améliorer le dispositif en introduisant plus de justice, et en prenant bien sûr en compte les longues carrières", continue-t-il. 

L'objectif n’est pas de plaider pour la solution la plus dure afin d’emmerder le monde

Édouard Philippe

Le patron du parti Horizons, qui forme l'aile droite de la majorité, affirme que son "objectif n’est pas de plaider pour la solution la plus dure afin d’emmerder le monde". Pour autant, "tous les pays de l’Union européenne sont confrontés au même vieillissement de leur population que nous. Qu’ils soient libéraux, démocrates-chrétiens, sociaux-démocrates, ils ont tous choisi la solution de reporter l’âge de départ à la retraite", met-il en avant. L'Allemagne ou l'Italie ont, par exemple, "choisi 67 ans", rappelle-t-il. Or, "je ne sais pas par quel miracle de l’esprit, on pourrait être dans une situation radicalement différente de celle de nos voisins", glisse-t-il.

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Pour rappel, suivant une promesse de sa campagne de réélection, Emmanuel Macron a récemment réaffirmé son intention de mener rapidement une réforme des retraites, pour une application dès l'été 2023, avec un décalage progressif de l'âge de départ à 65 ans

Réduire plus rapidement le déficit

De manière plus générale, Édouard Philippe s'inquiète d'"un déficit important" et d'une "dépense publique qui progresse". Dans cette perspective, l'ancien Premier ministre note que l'exécutif a fixé "un retour à 3% (du PIB, ndlr) de déficit vers 2027". "Nous sommes le seul pays à se fixer ce cap. Les autres ont un objectif 2025", fustige-t-il. "On dépense toujours plus sans que nos concitoyens aient le sentiment que ça va beaucoup mieux", appuie encore l'ex-pensionnaire de Matignon. 

La présidentielle en ligne de mire ?

Également interrogé sur la perspective d'une présence à la présidentielle 2027, l'édile s'est agacé contre "l'espèce de dinguerie collective" qui consiste à être "totalement dans l'instant, la personnalisation". "Moi, je ne brûle jamais les étapes", tance-t-il, tout en reconnaissant que "se préparer n’est jamais inutile". "J’ai compris qu’en 2024, Renaissance choisirait la façon de déterminer son candidat. Le moment venu, Horizons aussi, et je pense que chez nous, il n’y aura pas de primaire", conclut-il. 


M.G avec AFP

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