Olivier Faure a été réélu Premier secrétaire du PS, vendredi 20 janvier, avec 50,83% des voix, à l'issue du Congrès du parti à la rose.
Un résultat que ne reconnaît pas son rival, le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol.
Entre les deux camps, les accusations sur fond d'irrégularités fusent.

Le PS se déchire autour de l'élection de son Premier secrétaire. Le sortant Olivier Faure a été reconduit de justesse, vendredi 20 janvier, à la tête du parti à la rose, avec 50,83% des suffrages exprimés, contre 49,17% pour son rival, le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol. Un résultat très serré, après une nuit mouvementée, lors de laquelle les deux camps ont revendiqué leur victoire, avant même la fin du dépouillement, s'accusant mutuellement de nombreuses "irrégularités" dans les votes. 

"23.759 votes ont été exprimés à l'occasion de ce scrutin (...), Olivier Faure a obtenu 12.076 des voix soit 50,83 % des suffrages exprimés, Nicolas Mayer-Rossignol a obtenu 11.683 voix soit 49,17% des suffrages exprimés", annonce le PS dans son communiqué, actant ainsi un écart de seulement 393 voix entre les deux candidats. "Les résultats définitifs seront proclamés à l'issue du vote des délégués du Congrès de Marseille qui se tiendra les 27, 28 et 29 janvier 2023", précise le parti.

On les savait prêts tout, mais pas à faire du Trump ou du Bolsonaro
L'entourage d'Olivier Faure

Une victoire que ne reconnaît pas Nicolas Mayer-Rossignol. "Les résultats du vote hier montrent que les militantes et militants socialistes nous ont placé en tête à au moins 50,5% contre 49,5% pour la direction sortante", a aussi réagi l'élu normand sur Twitter, insistant sur le fait que "des irrégularités graves et manifestes (...) ont été constatées". "Tout cela donne une image déplorable de notre Parti." "Je demande que la commission de récolement soit réunie, afin de valider le scrutin. (...) Sans elle, aucun résultat ne peut évidemment être proclamé", a-t-il continué. "Le choix des militants doit être respecté."

"On les savait prêts tout, mais pas à faire du Trump ou du Bolsonaro", a retorqué à TF1info l'entourage d'Olivier Faure. "Il ne faut pas se tromper dans leurs intentions. Ils veulent pas discuter, ils veulent 'putscher' Faure. (...) Ils préparent leur scission, ils veulent juste un prétexte. Il y a eu une tentative de prendre le parti pour en faire un tremplin personnel. Comme ils n'ont pas réussi, ils vont créer leur propre plateforme." Une "tentative de déstabilisation" "condamnée" par les représentants de son texte d'orientation "Gagner", qui regrettent le "climat délétère installé par Nicolas Mayer-Rossignol et ses proches".


Y.R. avec le service politique de TF1/LCI

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