Élections législatives : le camp présidentiel perd sa majorité absolue, poussée historique du RN

Richard Ferrand battu aux législatives : qui pour devenir président de l'Assemblée nationale ?

Idèr Nabili
Publié le 20 juin 2022 à 17h31, mis à jour le 22 juin 2022 à 9h06
JT Perso

Source : TF1 Info

Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a été battu lors du second tour des élections législatives.
Le perchoir du palais Bourbon se retrouve donc vide.
Qui pourrait y accéder ?

Le visage du quatrième personnage de l'État va changer. Dimanche 19 juin, à l'occasion du deuxième tour des élections législatives, le camp présidentiel n'a pas été simplement secoué par l'absence de majorité absolue. Il a aussi perdu plusieurs de ses figures, comme le patron du groupe LaREM, Christophe Castaner, ou les ministres Amélie de Montchalin et Brigitte Bourguignon. Mais surtout le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, battu de 804 voix dans la 6e circonscription du Finistère par Mélanie Thomin (Nupes).

Dès lors, en plus de chercher des alliances, la majorité (relative) va devoir désigner un nouveau président de l'Assemblée nationale. Lors de leur première séance dans l'hémicycle, les 577 députés seront présidés par leur doyen, comme le veut la règle. Ils procèderont à l'élection du président, à bulletin secret. Les principaux groupes devraient alors présenter chacun un ou une candidat(e). Au bout de trois tours de scrutin, la majorité relative suffit. Selon toute vraisemblance, Ensemble! a donc toutes ses chances pour élire l'un de ses membres au perchoir. Mais qui ?

Véran, Braun-Pivet et Pompili cités en macronie, Woerth candidat

Parmi les poids lourds du camp présidentiel, la plupart sont déjà en poste dans un ministère. Dimanche, onze ministres, en plus de la cheffe du gouvernement Elisabeth Borne, ont gagné un siège de député : Olivier Dussopt (Travail), Clément Beaune (Europe), Stanislas Guerini (Fonction publique), Olivia Grégoire (porte-parole), Gabriel Attal (Budget), Gérald Darmanin (Intérieur), Damien Abad (Solidarités), Franck Riester (Commerce extérieur), Marc Fesneau (Agriculture), Yaël Braun-Pivet (Outre-mer) et Olivier Véran (Relations avec le Parlement).

Si l'un d'eux souhaite diriger les débats à l'Assemblée, il devra quitter le gouvernement et siéger en tant que député. Selon le service politique de TF1-LCI, les noms des deux derniers cités circulent pour succéder à Richard Ferrand.

D'autres membres de la majorité ont été élus et connaissent bien les bancs du palais Bourbon. C'est le cas de Barbara Pompili, ancienne ministre de la Transition écologique, réélue dans la 2e circonscription de la Somme pour un troisième mandat. Son nom est également cité en macronie. "Je suis en train d'y réfléchir", a-t-elle admis dans une interview à Public Sénat. "Il faut que chacun trouve la place où il sera utile. Et moi, je veux être utile."

Éric Woerth, député LR lors de la précédente mandature, qui a rallié Emmanuel Macron au début de la campagne présidentielle, ne cache pas non plus ses intentions. "Je suis candidat à la présidence de l'Assemblée nationale", déclare-t-il ce mardi dans les colonnes du Parisien. "Richard Ferrand avait vocation à poursuivre le travail qui était le sien au perchoir. Malheureusement, il n'a pas été réélu et je souhaite rendre hommage à son travail et me placer dans la continuité de son action."

Joël Giraud, ministre de la Cohésion des Territoires sous Jean Castex, et réélu député dans les Hautes-Alpes, est, lui aussi, candidat au perchoir de l'Assemblée, a-t-il annoncé sur RMC.

Du côté de l'opposition, Annie Genevard (LR), a déjà fait savoir qu'elle réfléchirait "très sérieusement" à se présenter, elle qui occupait le poste de vice-présidente au cours de la dernière législature. L'élection du président de l'Assemblée nationale est prévue le 28 juin.


Idèr Nabili

Tout
TF1 Info