Interrogé par Le Figaro, le maire du Havre exprime son inquiétude face à la possibilité d'une majorité relative, avec la peur de voir une "France ingouvernable".
Pour le président d’Horizons, il est primordial de "maintenir l'élan réformateur".

L'ancien Premier ministre Edouard Philippe a expliqué, lundi 13 juin, que "son seul objectif" est "d'assurer au pays une majorité stable, solide et cohérente", en s'inquiétant d'une possible majorité relative, qui serait, selon lui, "une folie", dans un entretien au Figaro.

"Que ferait le pays si, dimanche, une majorité relative nous empêchait largement d’agir ? Si le poids de la Nupes entravait de façon systématique l’action du gouvernement ? Le désordre politique qui viendrait s’ajouter à l’instabilité et aux dangers du monde actuel serait une folie", fait valoir l'ancien locataire de Matignon dans le quotidien

Ce serait "une aventure, dont je ne suis pas sûr que nous puissions nous remettre rapidement", tout en craignant "une France ingouvernable". 

Edouard Philippe veut poursuivre les réformes

Cependant, l'ancien Premier ministre reste optimiste : malgré la percée de la Nupes, les conditions "restent réunies" pour mener à bien la réforme des retraites. "Une élection à deux tours se joue surtout au deuxième tour", précise-t-il dans les colonnes du média.

Interrogé sur les duels Nupes contre RN, Edouard Philippe dit "croire au front républicain".  "Voter RN m'est impossible. Mais je ne peux appeler à voter pour un candidat Insoumis qui s'inscrirait en dehors de l'idéal républicain tel que je le porte", indique-t-il, en expliquant que "pour qu'il y ait un front entre républicains, il faut qu'il y ait plusieurs républicains".

À propos des seconds tours qui opposeront des LR à la Nupes, "je n'aurais évidemment aucun problème à voter pour un candidat LR face à un Nupes", insiste celui qui appartenait autrefois au parti fondé par Nicolas Sarkozy. Soutien d'Emmanuel Macron, Edouard Philippe a toutefois fait entendre sa différence à propos du "Conseil national de la refondation" esquissé par le président de la République.

"Je n'ai pas été associé à ce travail", fait-il remarquer, en se disant "attaché au caractère parlementaire de la Vè République". "Rien ne peut concurrencer l'Assemblée nationale et le Sénat. Ce sont ces deux Chambres qui discutent et votent la loi. C'est une responsabilité considérable qu’il ne faut pas prendre à la légère. Il serait absurde de vouloir remplacer le Parlement par autre chose", met-il en garde, en affirmant par ailleurs que "ce n'est évidemment pas l'objectif du président."


La rédaction de TF1info

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