Élections législatives : le camp présidentiel perd sa majorité absolue, poussée historique du RN

Législatives : "Gifle", "claque", "défaite humiliante"... la presse étrille le revers du camp d'Emmanuel Macron

La rédaction de TF1info
Publié le 20 juin 2022 à 8h40, mis à jour le 20 juin 2022 à 11h15
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Source : TF1 Info

En gros plan à la Une de la plupart des journaux, le visage d'Emmanuel Macron illustre, pour les journaux de droite comme de gauche, une défaite personnelle du chef de l'État.
Emmanuel Macron va devoir apprendre à composer, selon les éditorialistes.

"Gifle", "claque", "défaite humiliante", "désaveu cinglant", la presse n'a pas de mots assez forts lundi matin pour qualifier le revers subi aux législatives par le camp du président Emmanuel Macron qui va devoir apprendre à composer, selon les éditorialistes.

"Miroir inversé de l'élection présidentielle, ce second tour des législatives ressemble furieusement à un référendum anti-Macron", écrit ainsi Alexis Brézet dans Le Figaro, qui évoque une "cruelle leçon pour le chef de l'Etat".

"La faiblesse de son camp lui est en grande partie imputable", estime aussi Patrice Chabanet dans Le Maine Libre. "La politique, ce n'est pas une croyance aveugle en sa bonne étoile, nourrie par des succès antérieurs. Ce n'est pas non plus le refus du débat par un renoncement entêté à toute campagne. Ce n'est pas encore le primat de la politique étrangère sur les affaires intérieures. Le réservoir de voix se situe plus à Rouen ou Agen qu'à Kiev".

Si Aujourd'hui en France barre sa Une du seul "Ingouvernable", Ouest-France juge a contrario que "Le pays n'est pas 'ingouvernable'".

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Dans son éditorial, Stéphane Vernay estime que "le pouvoir va devoir faire l'objet d'un nouveau partage. C'est le choix des électeurs, qui imposent, par les urnes, une sévère cure d'humilité au maître des horloges. (...) La République en Marche ne peut plus rien imposer seule. Soit en bâtissant une nouvelle alliance avec Les Républicains. Soit en négociant chaque texte, demain, au coup par coup".

Une analyse partagée par Patrick Jankielewicz dans La Voix du Nord, pour qui "il faudra au président quelques qualités essentielles qui ont semblé lui faire défaut : être réellement à l'écoute du pays et de ses forces vives, laisser la place à la négociation, arrêter de créer des commissions pour enterrer les problèmes, apprendre à composer et à cultiver la culture du compromis". 

"Emmanuel Macron sera obligé de composer avec la droite LR"

Pour Maud Vergnol de L'Humanité, "afin de mettre en oeuvre son programme de casse sociale, Emmanuel Macron sera obligé de composer avec la droite LR, seule force d'appoint disponible".

"Le quinquennat qui s'ouvre ressemble à une terra incognita pour Emmanuel Macron", estime aussi Paul Quinio dans Libération. "Qui forcera celui-ci à composer, discuter, négocier. Et c'est peu de dire que le Président n'a pas excellé dans cet exercice depuis cinq ans, que ce soit avec les élus ou avec les corps intermédiaires".

"Comment tout cela finira-t-il si la contestation ne parvient pas à se traduire en compromis ?" sinquiète Florence Chédiotal dans La Montagne. "Si la France reste gouvernable, il est fort probable qu'en l'état elle ne soit plus réformable".

Dans la République du Centre-Ouest, Christophe Hérigault voit "les prémices d'une crise politique, voire institutionnelle si, pendant cinq ans, d'un projet de loi à l'autre, le gouvernement ne parvient pas à dégager des majorités de circonstance pour qu'aboutissent les promesses électorales du candidat Macron".


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