Présidentielle 2022, le récap’ de la semaine : Edouard Philippe lance un parti, Zemmour se donne un mois, la gauche dans le dur

Publié le 10 octobre 2021 à 21h00, mis à jour le 10 octobre 2021 à 21h46

Source : TF1 Info

RÉTRO – Un petit nouveau a fait son entrée en politique cette semaine : alors que la gauche peine à se mettre en ordre de bataille, Edouard Philippe a présenté "Horizons", son mouvement destiné à soutenir Emmanuel Macron en cas de candidature. Eric Zemmour, lui, continue de s'approcher d'une déclaration de plus en plus probable. Retrouvez les moments-clés de la semaine écoulée.

À six mois pile de la présidentielle, la campagne – qui pour certains ne dit pas encore son nom – se poursuit. En vue de l’échéance, chacun fourbit, ou essaie de le faire, ses armes. À droite, la fumée blanche attendra le 4 décembre, et un congrès qui doit dissiper le flou. À gauche, Anne Hidalgo - dont l'investiture par le PS doit être confirmée jeudi - déroule son plan, en espérant un second souffle qui la ferait décoller dans les sondages et faire la différence avec Yannick Jadot. Du côté du Rassemblement National, la dynamique autour d’Éric Zemmour commencent à inquiéter.  

Les messages subliminaux de Macron à Zemmour. Jusqu'à présent, le président de la République se tenait hors de la mêlée. Mais vendredi, à l'occasion d'une prise de parole au sommet Afrique-france, il a décoché une première flèche à destination du polémiste. Sans pour autant citer son nom. Saluant la "part d'africanité de la France" et "la chance d'avoir une diaspora" dont les membres sont "totalement français", le chef de l'État a également fait allusion aux débats identitaires qui marquent les débuts de la campagne présidentielle française. Samedi, Emmanuel Macron a dégainé un deuxième carreau en rappelant au détour de son discours sur les 40 ans de l'abolition de la peine de mort que "en France comme en Europe, des voix que l'on croyait étouffées ressortent des tréfonds de l'histoire pour appeler au rétablissement de la peine capitale". Il y a trois semaines, Eric Zemmour estimait de son côté qu'il était "philosophiquement" pour la peine de mort. 

Eric Zemmour, dans un mois, on saura. Il n’est pour l’instant qu’un auteur d’essai en campagne promotionnelle de passage, cette fin de semaine en Corse. Si la réunion publique en extérieur a été chahutée, selon nos informations, le journaliste s’approche de plus en plus d’une candidature. S’il se déclare, Eric Zemmour le fera d’ici à la mi-novembre. La chasse aux parrainages a commencé, celle au financement aussi… Mercredi, pour la première fois, le sondage Harris Interactive pour Challenges a donné le polémiste au 2nd tour de la présidentielle. De quoi lui donner des ailes et couper – un peu – celles de Marine Le Pen. La candidate issue du Rassemblement National  a tenté dimanche de marquer sa différence par rapport à son potentiel concurrent en 2022 Eric Zemmour, en mettant en avant "sa sensibilité sociale plus importante" et en lui reprochant de négliger les "fins de mois des Français". C’est tout ce que certains cadres du RN qui la juge trop peu offensive ne souhaitent pas. 

Au PS, c’est encore flou. Anne Hidalgo, à la traîne dans les sondages et critiquée au sein du PS, mise tout sur le terrain et les idées pour imposer la candidature socialiste et se distinguer du camp des écologistes, à six mois de l'élection présidentielle 2022 : à rebours de ce que préconise Yannick Jadot, la maire de Paris s'est prononcée en faveur de la baisse de la taxe carbone : "C’est sans doute une différence avec les Verts, j’estime qu’on ne peut pas continuer à demander aux plus fragiles, aux plus modestes ou aux classes moyennes de payer le prix fort de la transition écologique", a lancé Anne Hidalgo dans Libération. Jeudi, elle devra en passer par le vote des adhérents, ce qui devrait être une formalité pour la maire de Paris, avant la convention d'investiture le 23 octobre à Lille.

À droite, on attend… La date est marquée d’une pierre blanche : le 4 décembre, le Congrès des militants des Républicains accouchera de son ou sa représentant(e). Mais le 4 décembre, c’est loin.  "Trop lointain", disent même certains, alors qu'à ce moment-là, les autres partis auront tous leur champion. 

De plus la procédure est complexe, et le temps pour chaque candidat de rassembler les parrainages et de faire valoir ses arguments est compté. D'autant plus que la liste de départ est incertaine : Xavier Bertrand (ex-LR), qui avait donné des signes d'ouverture, pourrait finalement ne pas participer au processus.


La rédaction de TF1info

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