"Partygate", l'affaire qui menace Boris Johnson

Grande-Bretagne : la police aurait influencé un rapport sur le dossier du "Partygate"

J.M
Publié le 28 janvier 2022 à 22h22
Grande-Bretagne : la police aurait influencé un rapport sur le dossier du "Partygate"

Source : Matt Dunham / POOL / AFP

Depuis le 30 novembre 2021, Boris Johnson est sous le feu des projecteurs avec la polémique du "Partygate".
La police londonienne aurait un impact considérable sur la publication intégrale du rapport.
Ces nouvelles révélations fragilisent encore plus la place du Premier ministre.

Si Boris Johnson ne cesse de répéter publiquement ses excuses après l’organisation de fêtes dans sa résidence principale lors des différents confinements, l’affaire du "Partygate" connaît un nouveau rebondissement. 

La police britannique aurait demandé la suppression d’éléments clés du rapport de la haute fonctionnaire Sue Gray. Cette dernière, qui a le destin de Boris Johnson entre ses mains, a rédigé un rapport administratif sur les pots de départ, garden parties, les fêtes de fin d’année qui ont eu lieu au 10 Downing Street depuis le début de la pandémie du Covid-19. Le rapport n'a toujours pas été publié.

La police londonienne enquête à son tour

L’attente du public, de la presse, mais aussi de la classe politique, ne cesse de croître de jour en jour et la publication du rapport traîne. La police aurait demandé à censurer certaines parties de ce rapport interne, ce qui a provoqué l’indignation des partis politiques de l’opposition qui réclament une publication du rapport dans son intégralité.

La responsable de la Metropolitan Police de Londres, Cressida Dick, avait déclaré devant des médias britanniques que certains de ses agents enquêtaient actuellement sur un certain nombre de "violations potentielles des règles liées au Covid-19", lors de fêtes à la résidence principale du Premier ministre.

"Pour les événements faisant l'objet d'une enquête par la Met (police de Londres), nous avons demandé de n'en faire qu'une référence minimale dans le rapport du Cabinet Office (l’enquête de Sue Gray)", a ajouté la Metropolitan Police de Londres dans communiqué.

Même si les membres du gouvernement ont tenté de dégonfler la polémique, les opposants les plus farouches du Premier ministre ne se sont pas privés de réagir sur les réseaux sociaux indiquant que Boris Johnson cherche à "cacher la vérité". Pour le porte-parole de "Covid-19 Bereaved Families for Justice", l’impact de la police sur le dossier a "brisé la confiance que le public avait pour les forces de l’ordre."


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