Rugby : les parlementaires français, aussi, jouent leur Coupe du monde

Le service METRONEWS
Publié le 14 septembre 2015 à 18h38
Rugby : les parlementaires français, aussi, jouent leur Coupe du monde

BEAU JEU - A l’instar du XV de France, le XV parlementaire est actuellement en Angleterre pour disputer sa Coupe du monde de rugby face aux terribles nations du Sud. Dimanche, les élus français se sont inclinés d’entrée face à de rugueux Argentins. Debrief avec le député du Tarn, Philippe Folliot.

Une semaine avant que les les hommes de Philippe Saint-André ne débarquent en Angleterre, ce sont... des députés et sénateurs français qui ont lancé la Coupe du monde de rugby 2015. Troquant le costume pour le short et les crampons, ces élus, regroupés au sein du XV parlementaire - 40 ans d'existence tout de même - se frottent depuis quelques jours à de valeureux adversaires sur les pelouses londoniennes.

Pour ces Bleus, le tournoi a plutôt mal commencé puisqu'ils se sont inclinés, dimanche, face aux Argentins (10-5). Un vrai combat. "C’était très engagé, un peu rude quand on n’est pas très préparés”, nous debriefe Philippe Folliot, député (UDI) du Tarn et vieil habitué des joutes internationales. Celui qui copréside le XV parlementaire depuis 2007 - avec Germinal Peiro, député PS de la Dordogne - entame en effet sa quatrième Coupe du monde sous le maillot frappé du coq.

Deux poids, deux mesures

Il faut dire que si "les nations du Sud viennent pour gagner, nous, on vient surtout pour jouer", explique le Tarnais en guise de justification de la défaite inaugurale contre les Pumas argentins. Et ce n'est pas tout. S'il est admis que les XV parlementaires ne sont pas seulement composés de députés et sénateurs - il y a aussi des assistants parlementaires et des membres de cabinets ministériels, forcément plus jeunes, "avec les Anglais nous sommes l’équipe qui possède le plus d'élus", revendique le député. Le ratio reste toutefois modeste : face aux Argentins, le XV français comptait six élus de la République : les deux coprésidents, le député Jean-Frédéric Poisson, les sénateurs Philippe Bonnecarrère et Pierre Médevielle et l’ancien sénateur Vincent Dubois. Mais, c'est déjà mieux qu'ailleurs. Philippe Folliot n'hésite d'ailleurs pas à balancer : selon lui, les All-Blacks ne seraient composés que de fonctionnaires !

Face aux All-Blacks jeudi

Et les faits sont implacables : "Plus il y a de parlementaires, plus c’est dur de gagner. Nous n’avons quasiment pas le temps de nous entraîner, donc on n’a fait que 2 ou 3 entraînements dans l’année et avec décontraction. Et puis, pour certains, la pratique du rugby, ça remonte à assez longtemps", reconnaît sans mal le coprésident. Et même si chacun a suivi un petit programme individuel de préparation, physiquement c’est un peu dur quand on n'a plus les jambes de ses vingt ans. Du coup, les députés réfléchissent à "instaurer un bonus-malus en fonction du nombre de parlementaires présents sur la feuille de match", annonce Philippe Folliot.

En attendant un éventuel changement de règles, le XV parlementaire se prépare à affronter mardi les Gallois et, surtout, les terribles Néo-Zélandais, jeudi, dans la capitale britannique. A l’issue de ces matchs un classement sera réalisé pour désigner le premier qui finit donc - et assez étrangement - vainqueur ex-aequo avec le premier de l’autre poule. Et si le titre paraît un objectif ambitieux pour nos parlementaires, à eux d’éviter de ramener cuillère de bois à Paris.

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