Déserts médicaux, services publics... Emmanuel Macron prend le pouls de de la ruralité dans le Limousin

Marius Bocquet avec AFP
Publié le 24 janvier 2022 à 11h40, mis à jour le 24 janvier 2022 à 11h46
Le chef de l'État s'adressera au monde de la ruralité dans le Limousin, lundi 24 et mardi 25 janvier.

Le chef de l'État s'adressera au monde de la ruralité dans le Limousin, lundi 24 et mardi 25 janvier.

Source : Thomas COEX / AFP

CAMPAGNE - Emmanuel Macron se rend dans le Limousin pour parler de la ruralité lundi 24 janvier. Le chef de l'État visitera un lycée agricole et une maison de santé pluridisciplinaire dans la Creuse. Mardi, il se déplacera dans une maison France Services et dans un espace partagé en Haute-Vienne.

Cinq jours après sa séquence européenne, retour à la ruralité pour Emmanuel Macron. Le président se rend dans le Limousin pour deux jours lundi 24 janvier, afin de présenter son bilan dans le monde rural. Il abordera des sujets comme les zones blanches, le retour des services publics ou les déserts médicaux, points sensibles à l'approche de la présidentielle.

Après le Cher et l'Allier mi-décembre, puis l'Aisne et le Nord mi-janvier, le chef de l'État et quasi-candidat commencera cette nouvelle tournée régionale par la Creuse lundi. Il se rendra d'abord dans un lycée agricole à Ahun (1.400 habitants) pour parler emploi des jeunes. Il visitera ensuite une maison de santé pluridisciplinaire à Bourganeuf (2700 habitants). 

Mardi, il se déplacera en Haute-Vienne dans l'une des 19 maisons France Services du département, puis dans un espace partagé à Saint-Leonard-de-Noblat (4600 habitants). Enfin, il décorera Robert Hebras, dernier survivant du massacre commis par les SS du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane, et André Chandernagor, l'ancien ministre des Affaires européennes de François Mitterrand, âgé de 100 ans, à Aubusson. Il sera "à l'écoute" des territoires mais ne prévoit pas d'annonces, précise l'Élysée.

Un Agenda rural "réalisé ou engagé à 93,5%"

Un "Agenda rural" lancé en 2017 par l'exécutif a été "réalisé ou engagé à 93,5%", selon l'Élysée, qui convient qu'une partie est "encore en chantier" comme le montrent le manque de médecins ou la persistance de zones blanches. La Creuse a en outre bénéficié d'un "plan particulier" de 57 millions d'euros.

Parmi les réalisations, l'Élysée met en avant l'ouverture de maisons "France services" - déjà 2000 ouvertes en France, qui regroupent chacune au moins neuf services publics - ainsi que la création de postes de "volontaires territoriaux en administration", des emplois aidés par l'État à hauteur de 15.000 euros par an.

Une table ronde sur les déserts médicaux

Principal point noir, le manque de médecins. La Creuse possède une des densités médicales les plus faibles de la région et le nombre de généralistes a diminué de 13% en 2017, a précisé l'Élysée. Ce sujet sera abordé par le chef de l'État lors d'une table ronde lundi à Bourganeuf. Toute la question reste de convaincre les jeunes médecins diplômés, qui préfèrent le plus souvent s'installer en ville. "Le président posera la question de passer à des étapes supplémentaires" pour les inciter à s'installer sur place car "les efforts faits pour créer des maisons de santé ne comblent pas le gap démographique", indiquent ses conseillers.

Le chef de l'État se déplacera en compagnie d'une brochette de ministres : Jacqueline Gourault (Cohésion des territoires et Relations avec les collectivités territoriales), Olivier Véran (Solidarités et Santé) Julien Denormandie (Agriculture et Alimentation), Amélie de Montchalin (Transformation et Fonction publiques) et Joël Giraud (Ruralité).


Marius Bocquet avec AFP

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