Sécu : certains arrêts de travail délivrés en visio dans le viseur du gouvernement

Vincent Michelon
Publié le 25 septembre 2022 à 9h15
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Alors que l'exécutif présentera cette semaine le budget 2023, la Sécurité sociale envisage de durcir les contrôles sur certains arrêts de travail, selon le JDD.
L'objectif est de dérembourser les arrêts délivrés en visio par des médecins qui ne sont pas les médecins traitants habituels.
Parmi les autres pistes d'économies : la chasse aux surfacturations dans les cabinets dentaires et d'ophtalmologie.

Le gouvernement part à la chasse à la "fraude sociale". Si le déficit de la Sécurité sociale pourrait passer sous la barre des 7 milliards d'euros l'an prochain, comme l'indiquaient cette semaine Les Échos, la Sécu va proposer plusieurs mesures pour lutter contre les détournements présumés de l'Assurance maladie. 

Selon le JDD, l'une des pistes de l'exécutif consistera à dérembourser certains arrêts de travail. La Sécu vise les arrêts délivrés en visioconférence par des médecins qui ne sont pas les médecins traitants habituels des patients. 

Lire aussi

100 millions d'euros à récupérer

"On a constaté une explosion des arrêts maladie donnés, en téléconsultation, par un professionnel qui n'est pas le médecin traitant", a ainsi expliqué au JDD le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal. "Ce sont près de 100 millions d'euros l'an dernier. Ces arrêts [...] ne seront plus remboursés par la Sécurité sociale, afin d'éviter que certains enchaînent les consultations en ligne jusqu'à trouver celui qui voudra bien leur délivrer un arrêt maladie." Gabriel Attal promet également de "renforcer les pouvoirs des cyber-enquêteurs des caisses de la Sécurité sociale".

La Sécu va mener la chasse au gaspi sous une autre forme. Dans le viseur : les centres dentaires et ophtalmologiques soupçonnés de pratiquer des surfacturations, cotations d'actes inexistants ou encore prescriptions d'actes jugés inutiles, qui feront l'objet de "procédures de contrôle tous azimuts", selon une source citée par le JDD, tandis que les parlementaires pourraient durcir les sanctions prévues dans le cadre du projet de loi de Sécurité sociale (PFLSS). Selon le JDD, 26 plaintes ont été déposées par la Sécu à l'encontre de centres d'ophtalmologie pour "escroquerie, faux et usages de faux"

De façon générale, la lutte contre la "fraude sociale" a pour objectif de récupérer un montant estimé actuellement à un demi-milliard d'euros. 


Vincent Michelon

Sur le
même thème

Articles

Tout
TF1 Info