Invité de l'Interview Politique sur LCI, ce jeudi, le patron du PCF, Fabien Roussel, a affiché son soutien aux grèves et blocages d'ores et déjà prévus en février.
Ils sont nécessaires, selon lui, si le gouvernement maintient sa réforme.
"Nous allons nous faire entendre dans la rue", a-t-il assuré, accusant l'exécutif de s'installer dans un "rapport de force".

Le calendrier de la mobilisation sociale contre la réforme des retraites va s'étirer sur plusieurs semaines encore : des transports aux raffineries, de nombreux syndicats ont d'ores et déjà annoncé des grèves en février, ce qui pourrait avoir une incidence sur les vacances d'hiver. Une série d'actions légitime aux yeux de Fabien Roussel. Invité de l'Interview Politique sur LCI, ce jeudi 26 janvier, le secrétaire national du PCF a estimé qu'"il faudra passer par là" si le gouvernement "s'entête" à maintenir sa réforme, sans écouter, selon lui, les propositions de son parti et de la gauche en général.

"Lorsque le gouvernement est bloqué sur sa réforme, ne veut pas discuter d'autres propositions, quels sont les moyens pour les ouvriers pour se défendre ?", s'est interrogé le communiste. Il a assuré "maintenir une pression sur le gouvernement, qui souhaite quelque part ce rapport de force, parce qu'il ne veut pas parler des propositions de financement que nous mettons sur la table", a-t-il accusé.

"Si le président s'entête, c'est lui qui fait le choix du bras de fer"

"Il n'en veut pas, et bien nous allons nous faire entendre dans la rue. Et s'il faut pour cela qu'il y ait plusieurs jours, des semaines de grève où l'outil de production, l'économie est arrêtée pour pouvoir se faire entendre, et bien il faudra passer par là", a assuré le député du Nord. "Je souhaite que les Français soient déterminés", a-t-il également lancé. L'élu a notamment appelé les mairies à fermer plusieurs heures en signe de protestation, assurant avoir trouvé des échos dans plusieurs départements, notamment auprès de la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Plaidant avec ses alliés de gauche pour lancer un référendum sur le sujet, pour "sortir par le haut", une proposition écartée par l'exécutif, Fabien Roussel a aussi dit craindre "que par l'entêtement du gouvernement et du président de la République, que la France s'enfonce dans une crise profonde démocratique". "Si le président s'entête et ne veut pas, c'est lui qui fait le choix du bras de fer, de la confrontation", a-t-il jugé.

"Au Parlement, nous serons limités à 20 jours (de débats, ndlr). Le 20 février, à l'Assemblée nationale, c'est terminé, c'est plié", a-t-il par ailleurs fustigé, accusant les macronistes de jouer un jeu "hypocrite" en affichant une volonté de dialogue sur le texte au parlement : "c'est le bal des faux-culs", s'est emporté l'élu.


M.L

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