SONDAGE EXCLUSIF - Législatives : Damien Abad donné largement vainqueur dans la 5e circonscription de l'Ain

par Maëlane LOAËC
Publié le 8 juin 2022 à 17h02, mis à jour le 8 juin 2022 à 17h17

Source : TF1 Info

Le ministre des Solidarités obtiendrait un troisième mandat de député dans sa circonscription, selon notre sondage Ifop-Fiducial pour LCI.
Malgré des accusations de viol à son encontre et un départ précipité de son ancien parti LR, il garderait son siège et pourrait donc conserver son poste au gouvernement.

Il est l'un des 14 ministres sur la sellette, dont le poste est suspendu aux résultats des urnes. Candidat aux législatives, le ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, Damien Abad, est aussi l'un de ceux dont la campagne semblait la plus périlleuse, après avoir été visé par des accusations de viol, une polémique qui avait ébranlé les tout premiers jours du gouvernement d'Elisabeth Borne. Pourtant, selon un sondage Ifop-Fiducial pour LCI publié ce mercredi, il remporterait au second tour la 5e circonscription de l'Ain dans laquelle il se représente pour un troisième mandat. 

Le député sortant, siégeant jusqu'alors sous les couleurs des Républicains, signerait donc pour cinq années supplémentaires, avec cette fois l'étiquette d'un candidat divers droite soutenu par la majorité présidentielle. Il arriverait en tête du premier tour ce dimanche 12 juin avec 39% des intentions de vote, devant son adversaire de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) Florence Pisani, qui rassemblerait 22% des suffrages, et la candidate du Rassemblement National Joëlle Nambotin et ses 14% de voix. 

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Julien Martinez, concurrent de son ancienne famille politique LR, obtiendrait pour sa part 9,5% des voix et arriverait ainsi quatrième. Il avait été investi à la hâte après le revirement de Damien Abad : l'ancien président du groupe LR à l'Assemblée nationale avait rejoint la Macronie au moment de la formation du nouveau gouvernement, alors même qu'il la combattait lors de la présidentielle. Une trahison aux yeux de la droite, qui lui oppose la "fidélité" de son candidat, comme l'a fait ce mercredi lors d'un déplacement sur place le patron des LR Christian Jacob. Sans que cela parvienne visiblement à ébranler la campagne du ministre transfuge. 

Damien Abad obtiendrait même plus de voix qu'il ne l'avait fait au premier tour de 2017, dont il était aussi arrivé en tête, mais avec 35% des suffrages. Il avait, à l'époque, devancé une adversaire LaREM, Hélène de Meire, qui avait obtenu 25,13% des voix. Le RN enregistrait de son côté des scores quasi semblables à ceux attendus cette année : 15,38%. En revanche, la gauche se classait bien plus bas en 2017, avec 10,32% des voix, alors que la Nupes parviendrait à envoyer sa candidate au second tour le 12 juin. Il faut remonter à 2012 pour qu'une candidate socialiste parvienne en finale du scrutin dans cette circonscription.

Malgré sa confortable avance sur ses adversaires, le ministre des Solidarités devrait toutefois se soumettre à ce second tour pour se qualifier, car il ne dépasse pas la barre des 50% de suffrages au premier tour. Face à sa première concurrente de gauche Florence Pisani, il l'emporterait dimanche 19 juin avec 63% des suffrages. Soit légèrement moins que le score qu'il avait obtenu en 2017 : 67,02% contre 32,98% pour sa concurrente de LREM. C'est en revanche mieux qu'en 2012, lorsque Damien Abad avait arraché la victoire avec plus de difficultés face à une candidate du PS, avec 56,4% des voix.

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Dans le scénario d'un face-à-face avec la candidate d'extrême droite Joëlle Nambotin, le rapport de force serait en revanche bien plus écrasant : 71% des suffrages contre 29%. Mais "compte tenu des rapports de force observés au premier tour, cette hypothèse de second tour parait improbable à ce stade", note l'enquête.

Enquête menée du 1er au 6 juin 2022 auprès d'un échantillon de 603 personnes inscrites sur les listes électorales issu d'un échantillon de 700 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La méthode des quotas a été utilisée. La marge d'erreur est comprise entre 1,4 et 3,1 points. L'Ifop rappelle que ces résultats ne constituent pas un élément prédictif des résultats le jour du vote.


Maëlane LOAËC

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