Élection présidentielle 2022

Soupçons de fraudes au Congrès LR : Pécresse dénonce "une manipulation de déstabilisation grotesque"

Léa LUCAS avec AFP
Publié le 23 février 2022 à 23h05
Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France et candidate LR en 2022

Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France et candidate LR en 2022

Source : CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

La candidate LR a dénoncé ce mercredi une "manipulation de déstabilisation grotesque".
La primaire du Parti aurait été entachée de manœuvres douteuses visant à gonfler le corps électoral.
Valérie Pécresse déplore le nivellement par le bas des débats de la campagne présidentielle.

Valérie Pécresse a dénoncé ce mercredi une "manipulation de déstabilisation grotesque" après la publication d'un article de Libération sur des supposés adhérents fictifs chez LR, en amont de la primaire qui l'a désignée candidate à la présidentielle. "Cette primaire a été exemplaire" et "s'il y avait eu le moindre doute sur mon élection, elle aurait été contestée", s'est défendue la candidate LR à l'élection présidentielle de 2022 sur BFMTV, en dénonçant "de la pure polémique".

Selon le quotidien Libération, publié ce mercredi, la primaire de LR qui avait désigné Valérie Pécresse en décembre 2021 a été entachée de manœuvres douteuses visant à gonfler le corps électoral, en évoquant la présence d'adhérents fictifs ou décédés, voire d'un chien dans les fichiers. Le journal, qui a eu accès au fichier des adhérents, révèle dans cette longue enquête des pratiques qui, sans remettre en cause la victoire de la candidate, "questionnent la sécurité et la sincérité du scrutin". 

Je suis la femme à abattre car les boules puantes arrivent sur moi en rafale depuis début janvier.

Valérie Pécresse, candidate LR à l'élection présidentielle

"Je suis la femme à abattre car les boules puantes arrivent sur moi en rafale depuis début janvier", a-t-elle réagit, en s'indignant du bas "niveau" de la campagne présidentielle. "Tomber si bas c'est pas digne d'une émission politique sur la présidentielle. Ce n'est pas sérieux", a-t-elle lancé au journaliste qui l'interrogeait, faisant référence notamment au chien supposé inscrit chez LR par son maître. "Qu'il puisse y avoir un canular, ça peut arriver, ça ne remet pas en cause la sincérité du scrutin", a-t-elle martelé.

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Par ailleurs, Valérie Pécresse a pointé du doigt "un président qui se planque à l'Élysée, qui ne veut pas débattre de son bilan", et réclame "un débat avec Emmanuel Macron". "Quand on arrive en campagne le 5 mars et que l'élection est le 10 avril, on doit au moins, c'est une question de décence de respect, avoir un débat sur le fond", a lancé la candidate. "C'est un scandale qu'on puisse déclarer sa candidature aussi tard. Si je suis présidente de la République, ce sera au moins trois ou quatre mois avant".


Léa LUCAS avec AFP

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