Élection présidentielle 2022

Sous le hashtag #MeTooPolitique, les témoignages de victimes de violences sexistes et sexuelles dans le milieu politique

J.F
Publié le 17 novembre 2021 à 15h53
Image d'illustration de l'Assemblée nationale

Image d'illustration de l'Assemblée nationale

Source : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

DROITS DES FEMMES - Les témoignages de femmes dénonçant les violences sexuelles et sexistes dont elles ont été victimes affluent sur les réseaux sociaux, deux jours après la publication d'une tribune appelant à ne pas investir leurs auteurs à la présidentielle et aux législatives.

A quatre mois de l'élection présidentielle et à six mois des législatives, elles estiment que "les agresseurs sexuels n’ont pas leur place aux élections de 2022". Depuis la publication d'une tribune dans Le Monde lundi 15 novembre appelant les partis à "écarter les auteurs de violences sexuelles et sexistes" de la vie politique, des dizaines de femmes ont pris la parole sur les réseaux sociaux pour dénoncer les agressions ou remarques sexistes dont elles ont été victimes dans le cadre de leurs fonctions, de la part d'élus de la République.

Ainsi, une étudiante raconte comment on lui a proposé de "coucher pour une place sur une liste municipale" ou "pour un stage à l'Assemblée nationale", ou encore comment elle a failli être agressée aux universités d'été du Parti socialiste. Une ancienne collaboratrice parlementaire témoigne également des remarques sexistes entendues au sein du Parlement ; une autre comment des sénateurs ont prévenu sa mère qu'elle devait "faire attention à [sa] fille" alors qu'elles dînaient dans un restaurant fréquenté par les parlementaires. 

Les élues de gauche à la pointe

Selon Visibrain, l'outil de veille des réseaux sociaux, près de 9000 tweets reprenant le hashtag #MeTooPolitique avaient été publié ce mercredi 17 novembre en milieu de journée, par près de 5000 personnes différentes, deux jours après la publication de la tribune par 285 femmes de gauche, des élues LFI Manon Aubry et Danièle Obono à la sénatrice Laurence Rossignol (PS) en passant par la numéro 2 d'EELV Sandra Regol, la finaliste de la primaire écologiste Sandrine Rousseau et l'adjointe à la maire de Paris Hélène Bidard (PCF).

Une tendance qui se confirme à l'analyse des comptes les plus actifs dans la reprise et la diffusion du hashtag, parmi lesquels celui de la fondatrice du collectif #NousToutes Caroline de Haas, la porte-parole de Yannick Jadot Marine Tondelier, la maire écologiste du 12e arrondissement de Paris Emmanuelle Pierre-Marie, l'eurodéputée insoumise Manon Aubry ou l'élue EELV au Conseil de Paris Alice Coffin. 

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Un site internet, metoopolitique.org, a également été mis en ligne pour recueillir des témoignages ou rediriger les internautes vers une pétition mise en ligne sur le site Change.org, réclamant qu'aucun candidat mis en cause ne soit investi par les partis ou que ces derniers n'embauchent pas de personne mise en cause pour violences sexistes et sexuelles. Hacké dès sa mise en ligne, il est de nouveau visible.  


J.F

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