Taxe sur les superprofits : qui serait concerné, à quelle hauteur ?

J.F
Publié le 29 août 2022 à 14h58

Source : JT 20h WE

La Nupes ne lâche pas son idée d'instaurer une taxe sur les superprofits à destination des sociétés pétrolières, gazières ou maritimes.
La Première ministre a même semblé consentir à étudier la proposition le dernier week-end d'août.
Mais qui pourrait être concerné, et à hauteur de combien ces entreprises pourraient-elles être taxées ?

"Je ne ferme pas la porte" à une taxe sur les superprofits, a assuré Elisabeth Borne samedi dans une interview au Parisien. Une main tendue vers la Nupes ? Ces derniers jours, ses membres ont réclamé que les "profiteurs" de crise soient fortement taxés pour participer à l'effort qui est demandé à tous, dans un souci de "justice face à la situation sociale que connait aujourd’hui notre pays", selon la pétition lancée courant août par La France insoumise. Mais de quoi et de qui parle l'alliance de gauche lorsqu'elle pointe du doigt les "grandes multinationales qui profitent de cette situation" ?

Cette proposition de la Nupes n'est pas récente, elle avait été mise sur la table au mois de juillet, au moment de voter le projet de loi du gouvernement pour améliorer le pouvoir d'achat des Français. Dans ses amendements, elle écrivait qu'elle souhaitait instaurer une "taxe exceptionnelle de 25% sur les superprofits des sociétés pétrolières et gazières, des sociétés de transport maritime et des concessionnaires d’autoroutes" qui "réalisent un chiffre d’affaires supérieur à un milliard d’euros". Parmi les groupes ciblés figuraient TotalEnergies, Engie ou encore la compagnie de transport maritime CMA-CGM. La députée écologiste Sandrine Rousseau avait également appelé à taxer les "entreprises climaticides" comme Amazon. Selon la Nupes, cela permettrait de rapporter 10 milliards d'euros pour financer les mesures de pouvoir d'achat.

Ce week-end, Jean-Luc Mélenchon a répondu favorablement à la proposition du Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure de passer par un référendum d'initiative partagée (RIP) au sujet de cette taxe. Pour rappel, pour être lancé, le RIP nécessite le soutien de 20 % des membres du Parlement d’abord, puis de la signature de 10 % du corps électoral. "Si le groupe accepte une motion référendaire, tous les insoumis se mobiliseront pour rassembler les 4,5 millions et demi de voix" nécessaires, a assuré le leader insoumis depuis les universités d'été LFI. 


J.F

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