Taïwan : vif regain de tension entre la Chine et les États-Unis

Taïwan : le soutien de Jean-Luc Mélenchon à la Chine divise la Nupes

Aurélie Loek
Publié le 5 août 2022 à 18h47
JT Perso

Source : TF1 Info

Jean-Luc Mélenchon a affirmé jeudi qu'il n'y avait "qu'une seule Chine", reprenant le vocable défendu par le régime de Pékin.
Le chef de file de LFI a été soutenu dans ses propos par le député de son groupe Manuel Bompard.
Mais la déclaration n'a pas plu du côté d'EELV et du Parti socialiste.

C'est un soutien qui ne passe pas pour tout le monde. Jeudi, dans un billet de blog, le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a qualifié le déplacement de la présidente de la chambre des représentants américains Nancy Pelosi à Taïwan de "provocation", assurant qu'il n'y avait "qu'une seule Chine". Reprenant ainsi un vocable utilisé par Pékin, il a reçu le soutien de l'ambassade de Chine sur Twitter. Cette déclaration n'a cependant pas plu du côté de certains de ses alliés de la Nupes.

EELV, en soutien à la population et à la démocratie taïwanaise

Ainsi, dans la continuité du chef de file La France insoumise, le député LFI Manuel Bompard a jugé sur RTL que la visite de Nancy Pelosi à Taïwan avait "jeté de l'huile sur le feu" vis-à-vis de la Chine et a défendu le concept d'"une seule Chine", faisant valoir qu'il était utilisé par le droit international.

A contrario, le patron du Parti socialiste Olivier Faure s'est démarqué de cette sortie. Sans citer la déclaration de Jean-Luc Mélenchon, il a jugé sur Twitter que "l’opportunité de la visite de N. Pelosi à Taïwan est discutable, la volonté des Taïwanais de vivre en démocratie ne l’est pas".

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Plus virulent, l'eurodéputé écologiste Yannick Jadot a fustigé l'attitude de Pékin. "Le nationalisme chinois est un outil de propagande pour justifier la barbarie", a-t-il écrit sur Twitter, assurant qu'une "'seule Chine', c’est d’abord 'une seule dictature'". Attaquant directement le leader de la France insoumise, le secrétaire national d'EELV, Julien Bayou a, quant à lui, rappelé ses précédents propos concernant l'Ukraine et a conclu : "Un pays démocrate, c'est forcément une "provocation" pour une dictature."

Dans la foulée, le parti écologiste a signé un communiqué afin de rappeler son soutien à "la population taïwanaise et à la démocratie taïwanaise". Dénonçant l'attitude de la Chine, EELV a assuré que la nouvelle escalade dans la région était de la seule responsabilité de la puissance chinoise. "Le narratif d’'une seule Chine' nourrit la propagande du régime autoritaire et anti-démocratique chinois", est-il également ajouté, dénonçant clairement le fait que "la Chine est une dictature". 

EELV demande par ailleurs une réponse forte de l'Union européenne, mais aussi du gouvernement, condamnant dans le même temps "l'attentisme" de la ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Catherine Colonna et demandant une convocation de l'ambassadeur de Chine en France. Sur BFMTV mercredi, celui-ci avait affirmé vouloir "réunifier et rééduquer" Taïwan. "Ces menaces à peine dissimulées, en direct à une heure de grande écoute, ne sauraient rester ignorées", est-il martelé dans le communiqué.


Aurélie Loek

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